« De la vision politique à l’action publique : comment la pensée de Paul Vergès sur le changement climatique s’est traduite concrètement dans les politiques d’aménagement et de développement de La Réunion »
29 août, parPaul Vergès : 2016-2026
Projet de désindexation des pensions sur l’inflation
29 août

À l’approche du débat budgétaire pour 2027, la menace d’une sous-indexation des pensions revient sur le devant de la scène. La CGTR dénonce une attaque contre un acquis social et refuse que les retraités contribuent à un redressement budgétaire dont ils ne sont pas responsables. À La Réunion, où la pension moyenne n’atteint que 1 189 euros brut, le syndicat appelle actifs et retraités à se mobiliser.
La CGTR alerte face aux projets de sous-indexation ou de désindexation des pensions. Le syndicat rappelle que le Code de la Sécurité sociale prévoit une revalorisation annuelle liée à l’évolution moyenne des prix. Pourtant, le ministre de l’Économie Roland Lescure envisage une « contribution des retraités aisés », notamment par une indexation plus faible des pensions supérieures à 3 000 euros.
Pour la CGTR, cette orientation ouvre une brèche dangereuse. D’autant que des responsables politiques évoquent déjà une désindexation généralisée, qui pourrait représenter plusieurs milliards d’euros d’économies. Une mesure qui réduirait le pouvoir d’achat des retraités alors que les prix continuent de peser lourdement.
À La Réunion, la situation est particulièrement préoccupante. Selon les chiffres cités par la CGTR, la pension mensuelle moyenne n’est que de 1 189 euros brut, plaçant La Réunion au dernier rang des départements français. Carrières hachées, chômage, temps partiel subi, faibles salaires ou périodes d’activité non déclarées expliquent en partie ces niveaux de pension.
Le syndicat récuse ainsi le mythe du « retraité riche ». Les pensions constituent aussi un soutien essentiel à l’économie réunionnaise. Une partie importante des retraités aide financièrement enfants et petits-enfants et contribue aux recettes des commerces, pharmacies, artisans et services de proximité. Réduire leur pouvoir d’achat aurait donc des conséquences bien au-delà des seuls retraités.
Pour la CGTR, l’argent existe, mais il est mal réparti. Le syndicat oppose aux économies réalisées sur les pensions les dizaines de milliards d’euros d’exonérations de cotisations patronales. Il revendique au contraire une meilleure répartition des richesses, une hausse des salaires et des pensions, ainsi que l’abrogation de la réforme des retraites de 2023 et le retour à la retraite à 60 ans.
La CGTR appelle donc à refuser toute division entre générations. « Les retraités de demain, c’est nous », rappelle-t-elle, estimant que le vieillissement constitue une conquête sociale plutôt qu’une charge.
Le syndicat annonce déjà plusieurs rendez-vous. Le 14 octobre 2026, une mobilisation est prévue devant l’Agirc-Arrco et ses agences, notamment contre la sous-indexation. Le 19 novembre, une grande journée nationale de manifestation réunira retraités et actifs pour réclamer notamment un rattrapage du pouvoir d’achat perdu depuis 2020 et une hausse immédiate des pensions.
« Nou tien bo, nou larg pa » : la CGTR entend faire de la défense des retraites un combat collectif.
Paul Vergès : 2016-2026
In kozman pou la rout
Étude de l’IEDOM
Mieux récupérer l’eau de pluie, entretenir et moderniser forages et canalisations
Exemple inspirant pour La Réunion
Projet de désindexation des pensions sur l’inflation
180 litres d’eau par jour par personne : droit dans le mur
À La Réunion l’école est obligatoire et doit être gratuite
Lutte des Chagossiens
Recrutement de travailleurs des pays voisins pour couper la canne pendant plusieurs mois
Protection bénéficiant à un pilier du néocolonialisme français à La Réunion
Une catastrophe se prépare dans l’indifférence