L’urgence de se mobiliser pour éviter la ruine des Réunionnais dans la mondialisation
12 juin, parAPE UE-Afoa : Après la clôture des négociations entre l’UE et les pays voisins
Colère du Collectif Sauvons nos entreprises
1er septembre 2012

En fin de matinée hier, une délégation du Collectif Sauvons nos entreprises s’est rendue au siège de la SIDR (Société immobilière du département de La Réunion) à Saint-Denis. « Monsieur André Bigot, gérant du groupe Arhès, est en grève de la faim pour obtenir le paiement de deux opérations de logements qu’il a menées pour la SIDR », explique Jean-Bernard Caroupaye, porte-parole du collectif. « Nous venons exiger des explications de la part de la SIDR. On ne peut pas laisser quelqu’un mourir sans réagir », ajoute-t-il. Le collectif a été reçu par le directeur de la Communication de la SIDR. Une nouvelle réunion est prévue ce lundi 3 septembre 2012.
« Nous allons passer à l’action », prévenait Jean-Bernard Caroupaye dans la conférence de presse que le collectif a tenue hier matin pour demander le gel des dettes sociales et fiscales des entreprises en difficulté. De la parole aux actes, il n’y a eu que quelques minutes. C’est en effet dès la fin de la conférence de presse que le collectif a décidé de mener son action "coup de poing" au siège de la SIDR.
Les chefs d’entreprise n’ont pas bloqué l’entrée des locaux, public et employés ont donc accès librement aux bureaux. « Nous ne voulons pas perturber quoi que ce soit, nous voulons simplement avoir des explications », souligne le porte-parole du collectif. « Si la SIDR ne donne pas de réponse alors qu’un chef d’entreprise est en train de mettre sa vie en danger et que 120 emplois sont menacés, alors je dirais qu’à la tête de la SIDR, il y a des gens dangereux », dit encore Jean-Bernard Caroupaye.
Le collectif a été reçu quelques instants plus tard par Bernard Hoarau, directeur de la Communication du bailleur social. Une nouvelle réunion de concertation est prévue ce lundi 3 septembre entre la SIDR et André Bigot, le gérant du groupe Arhès. « Il faut trouver une solution rapidement, sinon, dès lundi, Monsieur Bigot quittera La Plaine des Palmistes et viendra poursuivre sa grève de la faim devant le siège de la SIDR à Saint-Denis », prévenait un membre du collectif.
Pour rappel, André Bigot a cessé de s’alimenter depuis ce jeudi. Il s’est installé sur le site de l’opération de logements “Frémicourt” à La Plaine des Palmistes. Il s’agit de l’un des deux chantiers que le groupe immobilier a réalisés pour le compte de la SIDR. Arhès affirme ne pas avoir été payé dans les temps par le bailleur social, ce qui a plombé sa trésorerie au point de ne plus pouvoir payer ses 120 salariés. Le groupe immobilier réclame un rééchelonnement par la SIDR du paiement des deux opérations.
« Il est urgent de trouver des solutions rapidement », exprime pour sa part Giraud Payet de la NCER (Nouvelle confédération des entreprises), également membre du Collectif Sauvons nos entreprises. « Arhès risque de se retrouver en liquidation, 120 emplois sont concernés, il faut que la SIDR comprenne qu’il y a un réel problème. Aujourd’hui, on a quelqu’un qui est en grève de la faim, on a l’impression qu’ils n’en ont rien à faire. Il est où le côté humain dans cette histoire ? », ajoute-t-il.
Source : Imaz Press Réunion
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