Le sens des responsabilités
10 juin, parNote de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
7 avril 2008

Plusieurs milliers de travailleurs européens étaient appelés par la Confédération Européenne des Syndicats (CES) à manifester ce samedi 5 avril, à Ljubljiana (Slovénie), pour des meilleurs salaires, correspondant à une répartition plus équitable des bénéfices.
Cette euro-manifestation s’inscrit dans le cadre de la campagne actuelle de la CES en faveur d’une plus grande égalité des salaires, décidée l’année passée lors de son congrès de Séville, et coïncide avec la réunion informelle du Conseil ECOFIN des ministres des Finances en Slovénie. La CES réclame un traitement égal pour tous les travailleurs, y compris les migrants, les jeunes, les femmes et les hommes. Les travailleurs de toute l’Europe expriment ainsi leur impatience à l’égard de la baisse du pouvoir d’achat et de la modération excessive des salaires, qui explique leur difficulté croissante à maintenir un niveau de vie décent pour eux-mêmes et leur famille. Les syndicats n’ont pas la liberté d’entreprendre des négociations salariales collectives sans l’intervention des gouvernements, des ministres des Finances ou de la Banque centrale européenne, souligne la CES.
« Cette campagne est lancée dans la colère et avec une vraie détermination », affirme le Secrétaire général de la CES, John Monks. « La priorité absolue de la CES est d’obtenir un salaire plus équitable pour les travailleurs de toute l’Europe ». Depuis 1995, la part des salaires dans le Produit intérieur brut (PIB) a diminué dans toute l’UE, alors que les profits ont augmenté. Les cadres supérieurs gagnent jusqu’à 300 fois plus que leurs travailleurs, dont 30 millions n’ont qu’un salaire de misère, tandis qu’un écart salarial de 15% sépare les hommes et les femmes.
Les faits révèlent que la modération salariale ne crée pas plus d’emplois, comme l’affirment certains, mais se traduit, au contraire, par une stagnation de la demande intérieure et une baisse des taux d’emploi. Les syndicats européens réclament :
- une augmentation des salaires réels et du pouvoir d’achat, afin de stimuler la demande et de favoriser des emplois plus nombreux et de meilleure qualité ;
- des salaires minimaux décents afin de lutter contre la pauvreté ;
- l’égalité des salaires pour les hommes et les femmes ;
- des négociations collectives plus solides, y compris au plan européen, afin de mettre un terme au dumping social ;
- des salaires équitables pour le secteur public, les travailleurs intérimaires et mobiles ;
- un éventail plus large de possibilités pour l’apprentissage tout au long de la vie ;
- une limitation des revenus des grands patrons.
(Source : Confédération des travailleurs européens)
Note de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
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