Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
6 juin, parIEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
Un étudiant chercheur en hydrogéologie à l’Université de La Réunion
9 avril 2004

Suite à la réunion avant-hier du Comité local des États Généraux de la Recherche, un article était consacré, dans notre édition d’hier, aux orientations du gouvernement en matière de recherche. Après les multiples manifestations des chercheurs au sujet des suppressions de postes et de financements, nous publions ci-après les inquiétudes d’un étudiant chercheur en hydrogéologie à La Réunion, présent à la réunion du Comité.
Sébastien Martiel, conduit une thèse sur l’hydrogéologie. Il est un des co-fondateurs du Collectif des jeunes et étudiants chercheurs non contractuels. "70% des chercheurs non contractuels sont solidaires et signataires d’une pétition soumise au Conseil scientifique de l’Université. Quand je me suis engagé dans mes études, j’avais l’espoir d’en faire mon métier", nous a-t-il confié. "Avec le gel des postes, je finis par me demander si j’ai bien fait de m’engager dans cette voie. Aujourd’hui, les jeunes sont découragés, ils ne veulent plus s’investir dans des thèses. Plus d’espoir dans la recherche, plus en tant qu’enseignant, il n’y a que la passion qui peut continuer à nous motiver", indique Sébastien Martiel, qui est déterminé à poursuivre l’action avec ses collègues après le premier succès remporté par le mouvement des chercheurs à La Réunion et en France.
En effet, suite aux actions menées par les chercheurs et aux dernières élections, un premier pas a été fait enfin par le gouvernement en faveur de la recherche : dès cette année, le gouvernement prévoit la création de 550 postes de chercheurs “statutaires” et d’un millier d’emplois d’enseignants-chercheurs d’ici à 2005.
"C’est un grand jour pour la recherche française", déclare Alain Trautmann, responsable du mouvement des chercheurs en France, cité dans le quotidien “20 minutes”. Des mesures d’urgence ont été prises mais d’autres questions doivent encore être résolues. La mobilisation continue.
Estéfany
La mobilisation des chercheurs fait reculer le gouvernement
Le ministre de l’Éducation nationale, François Fillon, a cédé mercredi soir la principale revendication des chercheurs en annonçant la création de 550 postes. Il a précisé que ces postes statutaires seraient proposés au concours de recrutement de la recherche "dans les plus délais les plus courts". Le ministre a de surcroît annoncé la création de 1.050 postes d’enseignants-chercheurs ou de personnels administratifs, 300 en 2004 et 750 le 1er janvier 2005.
"C’est un grand jour je crois pour la recherche française, exactement trois mois après le lancement du mouvement, le 7 janvier", a déclaré Alain Trautmann, le porte-parole du collectif "Sauvons pour la recherche". "Nous avons obtenu tout ce que nous avions demandé comme mesures d’urgence".
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