Rassemblement le 8 septembre devant la Direction régionale des Finances publiques

Services publics : à La Réunion, la CGTR demande des comptes à Bercy

5 septembre

Ce 8 septembre, la CGTR appelle à faire entendre une colère qui dépasse les seuls fonctionnaires. Devant la DRFiP de Saint-Denis, le syndicat dénoncera l’austérité imposée depuis Paris et ses conséquences sur les services publics. À La Réunion, les besoins augmentent : les moyens doivent suivre.

Moins de fonctionnaires, moins de moyens, toujours plus de besoins : pour la CGTR, la politique d’austérité menée au nom de l’équilibre budgétaire fait payer la facture à la population. Mardi 8 septembre, le syndicat appelle à se rassembler devant la DRFiP de Saint-Denis pour dire non à cette logique.
À partir de 8h30, agents publics, fonctionnaires et contractuels, salariés, usagers et citoyens sont invités à se retrouver devant la Direction régionale des finances publiques, avenue André-Malraux à Saint-Denis. Le choix du lieu est une adresse directement reliée à Bercy et aux décisions budgétaires qui déterminent les moyens accordés aux services publics.

Situation devenue insupportable

La CGTR dénonce une situation devenue insupportable. Alors que les besoins de la population réunionnaise sont considérables, les politiques d’austérité continuent de réduire les marges de manœuvre des administrations. Dans les écoles, les hôpitaux, les collectivités, les services sociaux et médico-sociaux, les personnels doivent faire davantage avec moins de moyens.
À La Réunion, la question est particulièrement sensible. La vie chère, les inégalités sociales et les difficultés d’accès aux droits rendent indispensable un service public fort, présent partout et accessible à tous. Réduire les effectifs ou laisser les postes vacants revient donc à aggraver les inégalités.

D’abord répondre aux besoins de la population

Pour la CGTR, l’argent public doit d’abord répondre aux besoins de la population. Le syndicat revendique des budgets à la hauteur de ces besoins, la revalorisation immédiate du point d’indice et son indexation sur l’inflation, ainsi que la création d’emplois statutaires. Il exige également un plan de titularisation des contractuels et la fin de la précarité.
La CGTR s’attaque aussi aux mesures qui dégradent les droits des agents : abrogation du jour de carence, retour à 100 % de la rémunération pendant les arrêt de travail pour maladie, maintien et renforcement du statut général des fonctionnaires. Sur les retraites, elle revendique le retour à 60 ans à taux plein et la reconnaissance de la pénibilité.

Un droit à défendre

Derrière ces revendications se trouve une bataille plus fondamentale : qui doit décider de l’utilisation de l’argent public et au service de quels besoins ? Pour la CGTR, les économies ne peuvent pas se faire une fois encore sur celles et ceux qui assurent quotidiennement les services indispensables à la population.
Après le rassemblement, une assemblée générale réunira les syndicats et militant·es des trois versants de la Fonction publique. Elle permettra de dresser l’état des lieux dans les services et de préparer les prochaines mobilisations.
La journée du 8 septembre n’est pas un appel à la grève. Mais le message de la CGTR est clair : à La Réunion, les services publics ne sont pas une dépense à réduire. Ils sont un droit à défendre.

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