Rassemblement devant la préfecture le mardi 3 février 2026

Services publics dans les DROM : la FSU appelle à la grève contre une double peine imposée aux personnels

29 janvier

La FSU appelle à la grève et à un rassemblement devant la préfecture le mardi 3 février pour dénoncer des conditions de travail indignes dans les services publics des DROM et un décret sur le congé de longue maladie qui pénalise financièrement les personnels malades en supprimant la surrémunération.

Par communiqué, la FSU appelle les personnels à la grève et à un rassemblement devant la préfecture le mardi 3 février à partir de 9 heures. En cause : une politique de l’État qui laisse sciemment s’installer des conditions de travail indignes et qui, aujourd’hui, s’attaque frontalement aux droits des personnels malades.

Dans les DROM, les agents publics, et en particulier les enseignants, subissent depuis des années un sous-investissement chronique, un manque de moyens et une dégradation continue des conditions d’exercice. À cette situation déjà insupportable s’ajoute désormais le décret sur le congé de longue maladie (CLM), vécu comme une véritable sanction. Sous couvert de réforme, l’État impose une double peine aux personnels ultramarins.

L’indexation, destinée à compenser le coût de la vie structurellement plus élevé, est lourdement amputée en cas de CLM, entraînant une baisse brutale de salaire. Être malade devient ainsi une punition financière. La maladie se transforme en facteur de précarité, rompant de fait l’égalité de traitement avec les personnels de l’Hexagone. Pour la FSU, cette mesure est injuste, inique et profondément discriminatoire.

Les revendications ne s’arrêtent pas là. Sur la question des retraites, les personnels ultramarins continuent de s’opposer à la cotisation volontaire au régime (CVR), qui a remplacé l’indemnité temporaire de retraite (ITR) et qui ne concerne aujourd’hui que les territoires du Pacifique. Une nouvelle inégalité de traitement, dénoncée de longue date, qui renforce le sentiment d’abandon.

Face à cette accumulation d’attaques, la FSU refuse que les personnels paient de leur santé et de leurs revenus les choix budgétaires de l’État. Elle exige l’abrogation des dispositions injustes du décret CLM, le maintien intégral de la prime de vie chère pendant toute la durée du congé de longue maladie, le respect de la santé et de la dignité des agents, ainsi qu’un véritable dispositif de substitution à l’ITR par répartition pour l’ensemble des fonctionnaires des DROM.

Au-delà des statuts, c’est l’avenir de l’École publique et des services publics ultramarins qui est en jeu. La mobilisation du 3 février s’annonce comme un avertissement clair : les personnels n’accepteront plus d’être les variables d’ajustement d’un État défaillant.

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