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3 août, parDistribution de repas et de vêtements à des pauvres de Saint-Denis
Les pauvres et les idées fausses sur les pauvres — 9 —
18 avril 2013

Voici le neuvième volet d’une série d’articles sur les préjugés et autres fausses idées que fait circuler l’idéologie dominante (celle des classes dominantes) à propos des pauvres. Après « Les pauvres coûtent cher à la société », puis « La France distribue les minima sociaux les plus élevés », « Les pauvres font des enfants pour toucher des aides et des allocations », « Les gens font tout pour toucher le maximum d’aides », « Les pauvres demandent tous des droits, mais ça va avec des devoirs », « On peut s’en sortir mieux au RSA qu’avec le SMIC », « Les pauvres ne veulent pas travailler » et « Les bénéficiaires du RSA ne font pas d’efforts réels pour chercher du travail », voici un nouvel exemple, qui fait réfléchir sur la gravité des effets de la pauvreté à La Réunion.
Certains disent : « Si on veut vraiment travailler, on trouve ».
Non, c’est faux ! On ne peut pas généraliser ainsi. Parce que la situation n’est pas si simple.
Dans l’état actuel du marché de l’emploi (entre trois et cinq millions de chômeurs en France en 2012), selon la catégorie que l’on considère, tout le monde ne parvient pas à trouver du travail.
De plus, certaines personnes restées depuis longtemps sans travail ont besoin d’être particulièrement soutenues pour revenir à l’emploi.
Elles rencontrent par ailleurs des freins à la reprise d’un travail qui sont souvent méconnus (voir l’article « Les pauvres ne veulent pas travailler » ).
Des analyses à faire
Malgré l’annonce par des responsables politiques de chiffres (variant parfois du simple au double !) sur le nombre d’offres emplois non pourvues, il n’existe pas de statistique fiable à ce sujet et les chiffres les plus optimistes n’excèdent pas quelques centaines de milliers, soit environ 10 fois moins que le nombre de demandeurs d’emploi.
De plus, comme le soulignait en 2011 Marie-Claire Carrère-Gée, présidente du Comité d’Orientation pour l’Emploi, les raisons pour lesquelles les offres ne sont pas pourvues devraient être analysées finement :
« On pourrait faire la part des choses entre les offres qui ne trouvent pas preneurs, celles qui ne peuvent pas trouver preneurs du fait de conditions d’embauche farfelues, et celles qui trouvent preneurs sans que Pôle Emploi en soit informé ».
(à suivre)
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