Présidentielle 2027 : pourra-t-on sortir du chaos ?
11 août, parLe 9 juin 2024, Macron perd les élections européennes (il s’était personnellement impliqué dans la campagne). Sans attendre les résultats (…)
20 octobre 2008

Hier matin dimanche, la FCPE, le SNES FSU, le SNUIPP, un collectif d’Enseignants du Sud et une centaine de manifestants s’étaient rassemblés devant la mairie du Tampon.
Cette manifestation avait lieu en même temps partout en France hexagonale pour protester contre les atteintes répétées contre l’Education Nationale. A Paris, plusieurs milliers manifestants ont défilé.
Reçue par le député Didier Robert et 2 adjoints municipaux, une délégation a fait état des contestations quant aux réformes déjà actuellement appliquées ainsi que celles en préparation.
« Nous contestons en général la méthode d’élaboration de ces lois ; aucune concertation digne de ce nom avec les représentants des personnels voire des élus des comités paritaires nationaux (CSE).
Rien ne va. Du bas de l’échelle au sommet.
Ecole maternelle : aucune ambition pour scolariser les jeunes enfants de plus de 2 ans alors que tout démontre qu’ une scolarisation précoce est un très bon moyen de socialisation ; tous les enfants de cet âge ne sont plus forcément en "couches-culottes" pour reprendre une expression du ministre Xavier Darcos. Elémentaire : nouveaux programmes et socle commun ; réforme bâclée en 6 mois sans avoir évaluer ceux de 2002 qu’on avait pris 2 ans à élaborer.
Suppression du samedi matin : c’est enlever des centaines d’heures/année à des centaines de milliers d’enfants ; c’est moins d’école pour 85% d’ entre eux (tous ceux qui ne seraient pas en difficulté !).
Service minimum : faites remplacer les enseignants grévistes par des personnels communaux lorsqu’ils sont à plus de 25% à faire grève (en ayant prévenu des jours à l’avance !) ; où les collectivités trouveront-elles des personnels qualifiés pour encadrer ces enfants : on aura une école de moins bonne qualité. Qualité : il n’est plus question des RASED (réseau d’aide scolaire spécifique aux élèves en difficulté) ; en clair, aujourd’hui des personnels spécialisés en psychomotricité et rééducateurs psychomotriciens, maîtres, spécialistes des troubles de comportement ou de déficiences diverses, surdité, dyslexie... sont dans l’école à la disposition des équipes éducatives et sont appelés à disparaître ; ils ne paraissent plus dans les réformes programmées.
Collège, lycées, lycées professionnels : comment arriver à tout enseigner à tous, toutes les options quand autant de postes sont supprimés : 8500 en 2008, 13500 en 2009 ; plus de 40.000 en moins de 4 ans ; un fonctionnaire partant à la retraite sur deux non remplacé ! Universités : les moyens ne sont pas là. »
Concrètement, même le député reconnaît recevoir des jeunes de 18 ans sortis du système éducatif sans qualification professionnelle. Demain, si rien n’est fait, lui ont dit les manifestants, ce phénomène ira en s’amplifiant.
Il a été demandé au député d’être le porte-parole auprès de la représentation nationale. Un budget doit être voté. Qu’en est-il de la situation particulièrement sinistrée de La Réunion et de son Ecole ?
Correspondance
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Mézami si mi di azot mi rèss dan lé ba é sète ané la fré la okip amwin. Sépa la vyéyèss lotèr pars lé vré konm i di « toulézan douz moi » é afors (…)
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