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Grève des travailleurs sociaux pour la reconnaissance des diplômes
17 juin 2011

Répondant à un mot d’ordre national de mobilisation, une cinquantaine de travailleurs sociaux ont manifesté hier à Saint-Denis. Les manifestants réclament la reconnaissance de leur diplôme au niveau Master et non plus Licence comme c’est le cas actuellement. Ils ont rencontré la présidente du Conseil général, Nassimah Dindar, qui a jugé « légitime » leur revendication. Elle s’est engagée à transmettre leur revendication au gouvernement.
La désignation « travailleurs sociaux » regroupe les éducateurs spécialisés, les éducateurs pour jeunes enfants, les conseillers en économie familiale et les assistant(e)s sociaux.
À La Réunion, le mouvement de mécontentement est soutenu par une intersyndicale (CGTR, FSU, CFDT, Sud, UNSA, FAFT). « C’est la troisième fois que nous nous mobilisons depuis le 18 mars », indique Christophe Viala de la FSU-travailleurs sociaux. « Lorsque nous travaillons dans l’une des trois fonctions publiques (État, territoriale, hospitalière – NDLR), nous sommes cantonnés en catégorie B. Lorsque nous sommes employés dans le privé, nous ne dépassons par le rang de cadre moyen », déplore le syndicaliste. « Nous faisons pourtant trois années d’étude après le Bac », constate-t-il.
Les travailleurs sociaux réclament donc une revalorisation de leur diplôme « afin de passer de la catégorie B à la catégorie A dans les trois fonctions, et dans celle de cadre à part entière dans le privé ». Une revalorisation qui leur permettrait d’être rémunérés « à hauteur de nos compétences et de notre investissement », souligne une manifestante. Plusieurs pancartes portées par les manifestants revendiquaient d’ailleurs « reconnaissez nos diplômes » et dénonçaient « gros travail, petit salaire ».
Les manifestants se sont rendus au Conseil général en milieu de journée afin que la collectivité, principal employeur de travailleurs sociaux dans l’île, fasse remonter leur revendication auprès du gouvernement. « Nous savons parfaitement que ce n’est pas au niveau local que les choses peuvent changer. Il faut une loi pour que nos diplômes soient reconnus à la juste valeur. Nous sommes venus demander le soutien de Nassimah Dindar », explique une manifestante. « La présidente nous a réservé un très bon accueil. Elle a tenu à nous recevoir elle-même alors que ce n’était pas prévu », remarque Christophe Viala.
Les travailleurs sociaux et Nassimah Dindar ont discuté pendant près d’une demi-heure. « Leur revendication est légitime », disait ensuite la présidente du Département. « Par exemple, il n’est pas normal qu’après avoir obtenu leurs diplômes, ils soient encore obligés de passer un concours pour être titularisés dans les fonctions publiques », constatait Nassimah Dindar. Elle s’est engagée à transmettre au gouvernement la motion revendicative des travailleurs sociaux.
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