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3 août, parDistribution de repas et de vêtements à des pauvres de Saint-Denis
L’Intersyndicale rencontre la ministre de la Fonction publique
10 juillet 2013

Lors de la rencontre de l’Intersyndicale CGTR-FO-CFTC-SAFPTR-FSU avec Marylise Lebranchu hier, les syndicalistes ont regroupé leurs revendications dans une déclaration liminaire dont voici le contenu.
« Nous voulons aujourd’hui dénoncer la gestion des agents de la FPT à La Réunion en vous faisant part du sentiment de déception et de colère des personnels territoriaux voire même de résignation et de désespoir ce qui est peut-être encore plus grave.
Nous avons combattu sans répit les politiques à la fois régressives, de népotisme et de clientélisme depuis de très nombreuses années.
En ce qui concerne la Fonction Publique Territoriale (FPT), malgré la loi du 12 mars 2012 tant attendu par les territoriaux précaires réunionnais, nous sommes au regret de constater notre exclusion du dispositif d’accès à l’emploi titulaire décidée par les maires et autorités territoriales.
Nous rappelons que c’est le centre départemental qui a décrété que la loi ne s’appliquait pas pour nous et a donné des instructions dans ce sens aux communes, alors que cette instance n’a aucun pouvoir en la matière.
Nous demandons avec force et détermination l’accès à l’emploi titulaire pour les 70% de précaires réunionnais afin de nous permettre d’assurer pleinement notre mission de service public, outil garant des valeurs républicaines, d’égalité et du respect de la démocratie et de la satisfaction des besoins de la population dans l’intérêt général.
Nous réaffirmons notre exigence d’un emploi statutaire pour tous, dans la fonction publique territoriale réunionnaise.
Nous n’avons eu de cesse d’attirer l’attention de l’Etat avant le vote de la loi de 2012 sur la situation de la FPT à La Réunion. Nous n’avons jamais été écoutés et les faits nous donnent malheureusement raison aujourd’hui avec des effets quasi nuls de la loi sur la précarité qui reste toujours à 70%.
Nous demandons un engagement clair du gouvernement à examiner rapidement nos revendications.
Nous dénonçons la non-réponse de l’Etat sur l’application de la loi du 12 mars 2012.
Nous affirmons que la loi doit s’appliquer à La Réunion, comment pouvez-vous expliquer aux agents territoriaux que des maires violent sciemment la loi ?
Comment se fait-il que l’Etat laisse faire cela ?
Dans l’attente Madame la Ministre, nous nous réservons toutes les possibilités d’actions en intersyndicale. »
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