Mobilisation pour l’emploi des Réunionnais, la paix dans le monde, et contre les prix abusifs à La Réunion

Succès de la manifestation du 1er mai au Port

2 mai, par Manuel Marchal

Le 1er mai 2026, de nombreuses personnes se sont rassemblées au Port, pour participer à un défilé à l’appel de l’intersyndicale CGTR-FO-UNSA-Solidaires-FSU-SAIPER-Union étudiante de La Réunion. Les manifestants ont dénoncé la vie chère, notamment la hausse abusive des prix des carburants, et exigé des hausses de salaires, plus d’emplois et de moyens pour les services publics. Le Parti Communiste Réunionnais, avec Élie Hoarau, a mobilisé ses militants.

Photo Georges Caro

A l’appel de l’intersyndicale CGTR-FO-UNSA-Solidaires-FSU-SAIPER-Union étudiante de La Réunion, plusieurs centaines de travailleurs, militants et citoyens se sont rassemblés devant Kabardock,au Port, pour une manifestation dans les rues de la cité maritime marquée par une forte mobilisation sociale. À partir de 9 heures, syndicats, organisations politiques et simples citoyens ont défilé pour porter des revendications jugées urgentes face à une situation économique et sociale de plus en plus tendue dans notre pays.

Pour l’augmentation générale des salaires, des pensions et des aides sociales et la création de 100000 emplois

Au cœur des slogans, une exigence forte : « Pain, Paix, Liberté ». Les manifestants ont appelé à un cessez-le-feu immédiat dans plusieurs zones de conflit à travers le monde, notamment en Iran, au Liban, à Gaza et en Ukraine. Une dimension internationale qui s’inscrit dans la tradition du 1er mai, journée de solidarité entre les travailleurs du monde entier.
Mais c’est surtout la réalité locale qui a dominé les prises de parole. La hausse récente des prix des carburants a cristallisé la colère. Qualifiée de « totalement scandaleuse » par plusieurs intervenants, elle pèse lourdement sur les Réunionnais déjà confrontés à la vie chère causée par la surrémunération. « Les familles, les salariés subissent une crise qu’ils n’ont pas créée », a-t-on entendu dans le cortège, dénonçant un manque de réponses concrètes des autorités. Les manifestants réclament ainsi le blocage des prix au niveau de mars 2026.
Autre revendication centrale : l’augmentation générale des salaires, des pensions et des aides sociales. Dans un contexte d’inflation persistante, les participants estiment indispensable une revalorisation prenant en compte les spécificités économiques de La Réunion. À cela s’ajoute la demande d’un plan ambitieux de création de 100 000 emplois pérennes afin de lutter contre le chômage, décrit comme un véritable fléau social.

Les services publics n’ont pas été oubliés. Éducation, santé, accueil des usagers : les manifestants ont insisté sur le besoin de moyens supplémentaires pour garantir des conditions dignes à la population. La question d’une répartition plus juste des richesses a également été largement évoquée, tout comme celle du respect des droits et de l’égalité entre travailleurs et travailleuses.

Le PCR aux côtés des syndicats

Le Parti Communiste Réunionnais avait appelé à faire de cette mobilisation un succès. De nombreux militants ont répondu présent, aux côtés de leur président, Élie Hoarau, venu marcher avec les manifestants.
Au-delà des revendications, cette journée du 1er mai a surtout illustré une détermination collective à se faire entendre. Dans une ambiance à la fois revendicative et solidaire, les participants ont rappelé que, face aux difficultés, l’unité des travailleurs reste leur principale force.

M.M.

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  • C’est pas nouveau mais cela se confirme, hélas. Les jeunes font des études, parfois longues, couteuses et lointaines, autant de sacrifices, d’efforts, de patience et d’argent versé, investi, l’actualité présente amplifie la situation et c’est difficile d’être optimiste. D’autant que tout ce sait, internet fait circuler les infos, parfois fausses aussi au passage. Une emprise on peut même dire. Pour encourager les jeunes à s’en sortir, sortir de la résignation et de se contenter de peu, comme un ex étudiant en BTS mécanique embauché pour s’occuper du remplacement de pneus, avec un salaire d’un CAP évidemment, avec cette réflexion : "c’est ça ou rien", " estimes-toi heureux" ou encore " te plains pas !". J’espère de tout coeur que les projets de logements, de téléphériques comme celui prévu jadis entre St Leu et Cilaos, le Brulé Centre-ville, et bien sur le beau projet de train cette fois électrique pour le fret, les passagers, les animaux, qui reliera Ste Rose à St joseph enfin. Bon WE zot tout, courage. Et n’oublez pas d’en parler de tout ces projets, pour l’avenir de tous, au Salon de la Maison qui a ouvert hier, jour férié et chômé, le seul de l’année, Arthur.


Témoignages - 82e année


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