Un vestige de la société esclavagiste est en train de tomber
11 juin, parCourrier des lecteurs
Changement de la réglementation pour la vente de cigarettes
6 août 2010

Des emplois sont en danger, estiment deux organisations patronales, si la réglementation concernant la vente de cigarettes est modifiée à La Réunion. Pour la Fédaction et le Syndicat réunionnais des tabacs-presse, la lutte contre le tabagisme doit associer tous les acteurs concernés.
Le Syndicat réunionnais des tabacs-presse et la Fédaction sont inquiets. Et pour cause, une loi votée en 2009 stipule que « la vente au détail des tabacs manufacturés dans les DOM-TOM ne sera autorisée qu’aux commerçants titulaires d’une licence délivrée » par le Conseil général. Selon Pierre Cornille, président du Syndicat réunionnais des tabacs-presse, cette loi va réduire le nombre de vendeurs de cigarettes de 2.000 à 1.045 sur l’île, avec les « conséquences désastreuses » qu’il peut y avoir sur le plan économique.
Le décret de cette loi, dont la mise en application est prévue pour 2011, n’ayant pas encore été publié, le syndicat a adressé un courrier au gouvernement pour lui demander « un gel de 3 ans de la publication de ce décret », le temps pour les entreprises concernées de « sortir de la crise » et pour les organisations syndicales de « renégocier les éléments de cette loi ».
« Nous ne contestons pas l’objectif principal de cette loi. Nous savons que la cigarette est dangereuse pour la santé. Tous les efforts faits pour lutter contre sa consommation est louable. Néanmoins, l’aspect économique n’est pas pris en compte dans ce cas précis », explique Ibrahim Patel, président de la Fédaction.
Selon Pierre Cornille, « la vente de cigarettes constitue 30 à 50% du chiffre d’affaires pour certains commerces ». « Lorsqu’on leur retire une telle part, il y a forcément des conséquences », ajoute-t-il en faisant référence à des risques de licenciements, voire à des magasins qui « mettraient la clef sous la porte ».
Ibrahim Patel poursuit : « Ces commerces sont de vrais lieux de vie dans les zones les plus reculées. Avec cette loi, on tue un aspect culturel de La Réunion ».
Le responsable du Syndicat réunionnais des tabacs-presse s’interroge aussi sur l’application de cette loi. Il prend un exemple : « Le prix ne peut pas être le même pour un commerçant des Hauts qui vend une dizaine de cartouches par jour et pour un commerçant du centre-ville de Saint-Denis qui en vend plus d’une centaine par jour. Il y a une vraie incohérence », explique-t-il.
De plus, « le Conseil général de La Réunion a d’ores et déjà voté une motion dans laquelle il demande aux services de l’Etat d’attribuer ces licences, faute de moyens et de personnel. La collectivité concernée s’oppose elle-même à la loi », constate Pierre Cornille.
Courrier des lecteurs
Mézami , néna par-la dë somenn in sèrtin prézidan zétazini la di dann in konféranss de press li lé dakor pou ashté bannzil chagos mé sa sé in (…)
In kozman pou la rout
La Réunion dans la mondialisation sans protection
La Réunion dans la mondialisation sans protection
Ouverture hier à Sainte-Suzanne
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture