Un vestige de la société esclavagiste est en train de tomber
11 juin, parCourrier des lecteurs
Grève de la faim du directeur de l’école de Bras Creux
2 mars 2011

Voici une lettre commune d’André Thien Ak Koon et Jacquet Hoarau adressée à Paulet Payet, maire du Tampon, l’appelant à trouver une solution pour répondre à la demande de Patrick Olivier, directeur de l’école de Bras Creux en grève de la faim depuis plus d’une semaine, d’une secrétaire pour le bon fonctionnement de l’école et la sécurité des élèves.
« Monsieur le Maire,
Le directeur de l’école de Bras Creux, Monsieur Patrick Olivier, a entamé, voici plus d’une semaine, une grève de la faim dont l’issue peut, de jour en jour, s’avérer dramatique.
Nous connaissons bien ce chef d’établissement dont nous avons pu, par le passé, mesurer l’implication pédagogique, le sens des responsabilités et l’engagement au service de nos enfants.
Son combat, loin de toute polémique électorale, est tout à fait légitime, si l’on tient objectivement compte du contexte dans lequel se situe cette affaire ; des salles de classes éclatées, un chantier de rénovation en panne depuis plus de 2 ans, un fort sentiment d’abandon dont souffrent près de 400 élèves.
C’est pour ces raisons et au nom du service public que Monsieur Patrick Olivier se sacrifie : il ne demande que la présence à ses côtés d’une secrétaire, nécessaire au plan administratif, et indispensable pour simplement permettre d’assurer les conditions de sécurité des enfants et le bon fonctionnement de son école. Ce n’est pas une démarche visant à soigner son confort personnel.
La Commune du Tampon qui a tant recruté ces dernières années, là où ce n’était peut-être pas nécessaire, ne pourrait-elle pas, Monsieur le Maire, affecter à l’école de Bras Creux une personne sous contrat aidé ?
Ayant été vous-même directeur d’école, vous connaissez bien la problématique de la gestion d’un établissement. Vous aviez à l’époque, pour vous aider dans vos fonctions, une secrétaire mise à votre disposition par la mairie. Nous rappelons que la compétence des écoles primaires et maternelles relève de la commune.
Compte tenu de l’urgence de la situation, nous comptons sur votre sens des responsabilités. En ces temps de crise, la dimension humaine et l’intérêt des élèves doivent rester des priorités absolues. »
Courrier des lecteurs
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