Paul Vergès : Penseur et homme d’action
1er septembre, parPaul Vergès : 2016-2026
Rassemblement le 2 décembre devant la préfecture
2 décembre 2025

Face à un budget d’austérité qui menace salaires, retraites, santé, éducation et services publics, les syndicats réunionnais appellent à amplifier la mobilisation. Tandis que les profits explosent et que les milliardaires échappent à la justice fiscale, la population la plus précaire serait durement touchée. À La Réunion, l’heure est à la convergence des luttes pour défendre les droits sociaux.explique un communiqué commun de la CGTR, de la FSU, de Solidaires et d’ATTAC.
Rendez-vous le 2 décembre devant la préfecture.
Depuis septembre, la mobilisation sociale à La Réunion comme en France a déjà arraché plusieurs reculs gouvernementaux : l’abandon du vol de deux jours fériés, le report de la réforme des retraites et l’engagement de ne pas recourir au 49-3. Une première victoire, mais rien n’est gagné. Le débat budgétaire se poursuit jusqu’à la mi-décembre, et tout indique que le gouvernement veut imposer un budget d’austérité qui frappera de plein fouet les travailleurs, les familles modestes et les services publics explique un communiqué commun de la CGTR, de la FSU, de Solidaires et d’ATTAC.
À La Réunion, ces attaques prennent une ampleur particulière. La suppression de 3000 postes dans la fonction publique — éducation, finances, sécurité sociale, France Travail — accentuera les difficultés d’un territoire où les classes sont déjà surchargées et où la précarité demeure très élevée. Le budget programmé prévoit également des baisses pour l’université, les collectivités, la culture, la santé et l’action sociale, compromettant des secteurs essentiels au développement de l’île.
À cela s’ajoutent des mesures profondément antisociales : doublement des franchises médicales jusqu’à 350 euros annuels, restrictions des arrêts maladie, limitation des arrêts pour accidents du travail, gel annoncé — puis provisoirement suspendu — des pensions et prestations sociales jusqu’en 2030. Sans garanties fermes, ces menaces pèsent toujours. À La Réunion, près de 95 000 foyers au RSA et plus de 20 000 bénéficiaires de l’AAH seraient directement touchés.
La situation est d’autant plus alarmante que les hôpitaux et les maisons de retraite voient leurs moyens diminuer, alors même que les violences faites aux femmes explosent : quatre féminicides en 2024 et, chaque jour, 17 femmes se présentent aux forces de l’ordre. Pourtant, aucun budget conséquent n’est alloué aux associations qui les accompagnent, estiment les syndicats.
Pendant que les familles paient l’austérité, aucune mesure de justice fiscale n’est votée. L’extrême droite et la majorité ont rejeté la taxation des milliardaires et refusé de remettre en cause les 211 milliards d’aides publiques accordées sans condition aux grandes entreprises. Tandis que les profits du CAC 40 battent des records, le patronat bloque salaires, retraites complémentaires et licencie massivement.
À La Réunion, les syndicats défendent trois urgences :
– revaloriser les salaires, largement inférieurs à ceux perçus en France ;
– construire 50 000 logements sociaux ;
– appliquer les conventions collectives nationales.
Le 2 décembre marque un moment de bascule. Les syndicats appellent à multiplier les assemblées générales, préparer la grève et faire converger les luttes : intersyndicales larges, alliances avec associations, acteurs de la culture, du logement, organisations féministes, écologiques et jeunesse.
Dans un fait inédit sous la Ve République, presque tous les députés ont rejeté le budget. Rien n’est joué. La pression doit continuer. En interpellant les élus via l’outil d’ATTAC, chaque citoyen peut contribuer à imposer la justice sociale, fiscale et environnementale. À La Réunion plus que jamais, la mobilisation est la clé.
M.M.
Paul Vergès : 2016-2026
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