Le sens des responsabilités
10 juin, parNote de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
Combat pour les indemnités maladie
23 octobre 2009

Hier à 14h, l’ensemble des 180 salariés des entreprises SDV Réunion, SDMM, Soretrans et Reunitrans, sont en grève. Réunis en intersyndicale, ils revendiquent le paiement de leurs indemnités maladies journalières. Une réunion s’est tenue entre les délégués syndicaux et la direction, dans l’après-midi de ce jeudi 22 octobre. Les délégués syndicaux y ont formulé une proposition qui, à l’heure où nous mettons sous presse, attend encore sa réponse.
Près de 80% des salariés des 4 entreprises de transports visées par la grève (SDV Réunion, SDMM, Soretrans et Reunitrans) sont rassemblés devant le siège de la société SDV Réunion à la Ravine à Marquet (à La Possession), depuis ce mercredi 21 octobre 2009.
« Les sociétés qui nous emploient ne payent jamais nos indemnités maladie. Ils attendent systématiquement que la sécurité sociale s’en charge », explique Jean-Marc Blancard, secrétaire du comité d’entreprise de SDV réunion et membre de la délégation chargée des négociations. « Mais la sécurité sociale ne paye que 50% des salaires, et seulement après un délai de carence de trois jours. Les salariés perdent beaucoup », continue le délégué syndical CGTR.
Au cours de la réunion de ce jeudi 22 octobre, l’intersyndicale a proposé à la direction qu’elle se substitue à la caisse de la sécurité sociale pour avancer les indemnités journalières aux salariés. « Nous revendiquons simplement l’application du code du travail en cas d’absence pour maladie ou accident », précise Jean-Marc Blancard.
L’article D1226-1 du code du travail impose, pendant les trente premiers jours de son arrêt de travail, que le salarié malade ou accidenté perçoive 90 % de la rémunération brute qu’il aurait touché s’il avait continué à travailler. Puis les deux tiers de cette même rémunération pour les trente jours suivant. Par ailleurs, à compter du troisième jour d’arrêt, la sécurité sociale prend à sa charge 50% du salaire brut de l’employé arrêté.
Actuellement, "les salariés qui tombent malade préfèrent prendre leur arrêt de travail sur leurs congés payés", continue Jean-Marc Blancard.
Ce dossier est en discussion depuis la dernière négociation annuelle, qui s’est tenue entre la direction et les 180 salariés, en juin 2009. La direction devait apporter une réponse aux revendications le 8 octobre dernier. Faute de l’avoir obtenue, les salariés ont décidé de faire valoir leur droit autrement.
Le rapport de force s’est décidé en Assemblée Générale, ce mercredi 21 octobre à 13h, suite à une dernière réunion, vaine, entre les deux parties. « “Compte tenu de la conjoncture actuelle, il est important de rester prudent.“ Voilà ce qu’ils nous ont répondu », s’insurge le secrétaire du comité d’entreprise de SDV Réunion.
Les entreprises en cause appartiennent toutes au groupe Bolloré.
Texte Imaz Press Réunion
Note de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
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