Canne à sucre à La Réunion : il est temps de tout revoir
21 septembre, parSortir du système néocolonial de simple fournisseur des profits d’une société exogène
La vie au quotidien
9 janvier 2013

Nombre de Réunionnaises et Réunionnais se préoccupent de savoir s’ils mangeront à leur faim tous les jours.
Avec amertume, les Réunionnaises et les Réunionnais à la vie modeste [1] commencent 2013. Comme en 2012 et même avant, leur casse-tête est de savoir s’ils peuvent manger à leur faim chaque jour.
Et ces jours-ci s’annoncent difficiles puisque le passage de Dumilé a occasionné d’importants dégâts agricoles. Si aucune hausse sur le prix des fruits et légumes n’a été observé le week-end passé sur les marchés forains, en sera-t-il de même aujourd’hui ?
Qu’y a-t-il dans le frigo ?
On est le 8 et peu d’aliments dans le réfrigérateur — pour certains — : des œufs, du beurre, quelques gousses d’ail, quelques têtes d’oignons, des piments verts, une brique de lait. Et dans le placard, on trouve des sardines, du bœuf en boîte, des pâtes, 1 ou 5 kg de riz, de l’huile, etc.
Vous imaginez que ces aliments sont destinés à une personne seule ? Tantôt oui, tantôt non. Ils peuvent l’être à un célibataire, un couple ou un couple avec 1 enfant ou plus. On compte et recompte les sous, on vérifie les sous en banque, on veille à une dépense juste.
En bref : commencer et finir le mois pour les plus modestes relève de l’exploit.
Jean-Fabrice Nativel
| Agir pour des prix raisonnables Voici quelques confidences de personnes modestes sur leur vie quotidienne. • Sylvie : « Mi koné pu koman i fo fé » « Mi di a ou, mi koné pu koman i fo fé. Moin lé in madame sélibatère avèk 2 zanfan. So matin, marmay la manj do pin do bèr é la boir in vèr d’lé. Midi, nou manj do ri èk sardine. A soir, nou manj do ri èk kasoulé. Mi travay, mi gagne pa in bon peu. Mi pèy la kantine, loyé, lo, lélèktrisité, zimpo, èksétéra. Oui, mi pèrsoi lalokasyon pou marmay. Mé ou kroi lé fasil ? ». • Claudine : « Nous ne mangerions pas à notre faim » Elle aussi est mère célibataire avec trois enfants sous son aile. Elle se retrouve dans un logement avec deux chambres. Petit à petit, elle l’aménage. Elle est à la recherche d’un emploi. Dans l’immédiat, elle se forme. C’est une manière pour elle de s’évader des tracas. En effet, elle a 4 mises en demeure à honorer. Avec les huissiers, elle négocie. Sûrement elle aura des petites sommes à verser. Chez son père et sa mère, les enfants passent leurs vacances. Heureusement qu’elle peut compter sur eux. Ils l’aident quand ils le peuvent. Toutes les semaines, ils lui apportent de la viande, des tomates, des carottes, des papayes, des bananes, du riz, du lait, des biscottes et de la confiture. Sans cette aide, elle l’avoue : « nous ne mangerions pas à notre faim ». « Tout est cher », déplore-t-elle, « de l’abonnement téléphone à l’alimentation ». Si rien n’est entrepris dans de brefs délais, « je me demande comment nous allons faire pour vivre. ». |
Sortir du système néocolonial de simple fournisseur des profits d’une société exogène
Toute bann léktèr zoinal Témoignages lé sirman o kouran dsi litilité roplante bann pyé d’boi pou anpesh lo dérègloman klimatik. Sé in problèm gaz (…)
In kozman pou la rout
Le Président américain recevra bien son homologue chinois, le 24 septembre 2026, comme il l’avait exprimé, lors de sa visite en Chine, en mai (…)
La limite de +1,5 degré risque d’être dépassée
Rapport de la CRC sur le SDIS de La Réunion
Impact de la crise climatique mondiale dans notre pays
Projet de désindexation des pensions sur l’inflation
Forte houle : l’océan rappelle les limites du béton
2016-2026 : 10e anniversaire de la disparition de Paul Vergès.
Le monde a changé, et La Réunion ?
Le monde a changé, et La Réunion ?