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Terminal céréalier du Port
20 avril 2010

La CAPEB (Confédération Artisanat Petites Entreprises du Bâtiment) a tenu hier une conférence de presse devant le chantier du Terminal céréalier du Port. Objectif, dénoncer la mise en place d’une charpente en bois préfabriquée à l’extérieur de La Réunion « alors que les artisans menuisiers locaux souffrent en cette période de crise ».
Après le Jumbo de Duparc, le 8 avril dernier, la CAPEB s’attaque cette fois au Terminal céréalier en chantier au Port. Ce terminal fait l’objet d’un partenariat public-privé (PPP) entre la Chambre de commerce et deux sociétés du BTP filiales du Groupe Vinci, la Sogea et la SBTCP.
Ce qui provoque la colère de Frank Legros, Président de la CAPEB, c’est l’attribution du marché de la charpente en bois qui constitue le toit de cette structure au groupement Mathis, leader mondial dans le domaine. Pour le responsable de la CAPEB, « c’est inadmissible que ce genre de travail soit fait à l’extérieur alors que les artisans menuisiers locaux sont largement compétents ». Qui plus est en période de crise où « les artisans souffrent énormément ».
Le représentant syndical est bien conscient qu’il est trop tard pour ce chantier. « Mais il faut remettre en cause ce genre de comportement », explique-t-il. Il souhaite donc rencontrer le président de la Chambre de commerce, Eric Magamootoo, afin de discuter de ce sujet dans les jours à venir.
Concernant la fin annoncée du projet Tram-train et le lancement d’ici 2013 de la construction de la nouvelle route du Littoral, Franck Legros pense que « ce n’est pas une bonne nouvelle ». D’abord parce que des sommes ont déjà été engagées jusque-là, près de 72 millions d’euros. « Le contrat rompu, le contribuable devra encore payer », regrette-t-il, en faisant référence aux 200 millions d’euros réclamés par le groupement Tram-Tiss au titre de la réparation de la rupture du contrat. Ensuite, parce que la nouvelle route du Littoral sera construite sur la mer. « Aucune entreprise réunionnaise n’est capable de travailler sur des pylônes en mer », indique le président de la CAPEB. Seule solution, « la mise en place d’un nouveau tracé par la montagne ».
Quoi qu’il en soit, « si aucun chantier n’est lancé dans les plus brefs délais, la situation deviendra catastrophique pour les petits artisans », lance Franck Legros. « Il faut que la Région mette le paquet immédiatement pour ouvrir de nouveaux chantiers », ajoute-t-il. A défaut, il prévoit près de 6.000 licenciements d’ici la fin de l’année 2010.
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