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4 juin, parNos peines
Après la grève au Crédit Agricole
8 juillet 2009

Les conséquences de la grève des salariés du Crédit Agricole, du 7 au 30 avril 2009, continuent à se faire ressentir 2 mois après la fin du mouvement. En effet, selon les délégués syndicaux CFDT de l’entreprise, « un très mauvais climat social règne dans l’entreprise ». « Chasse aux sorcières », « délations », « licenciements » ou encore « assignations au tribunal », autant de faits que dénoncent les représentants syndicaux. Ils souhaitent que la situation revienne à la normale et que le climat soit « apaisé ».
Suite à la grève, 5 salariés seraient en voie de licenciement pour fautes lourdes, selon les délégués syndicaux. Ils sont accusés d’avoir dégradé des distributeurs de billets durant le mouvement de grève. Ils devraient passer devant le Tribunal Correctionnel le 20 octobre prochain. Par ailleurs, 19 autres ont été assignés devant le TGI de Saint-Denis pour « fait de grève ». L’une des personnes menacées de licenciement est Jean-Paul Ferrère, délégué syndical CFDT qui a été sur le front de la grève tout au long des 23 jours. Aujourd’hui, il dénonce le comportement de la Direction qui, selon lui, ferait tout pour obtenir son renvoi.
Malgré tout, le représentant syndical dit ne rien regretter. « Ce mouvement a été historique au sein de l’entreprise », souligne-t-il. « Nous avons impulsé un réel mouvement de mécontentement au niveau national », ajoute-t-il, en faisant référence aux mouvement qui a eu lieu au sein des bureaux de Champagne-Ardenne où un accord sur l’intéressement à hauteur de 16% a été trouvé. Un accord jugé « positif » qui contraste avec celui qui existe à La Réunion et qui est dénoncé par la CFDT. « Il s’agit d’une ratification qui a été obtenue par des moyens douteux », indique Jean-Paul Ferrère. Le syndicat prévoit même de demander son invalidité.
Désormais, les syndicalistes souhaitent l’apaisement et la fin des procédures en cours. A défaut, ils se disent prêts à reprendre la grève. « Le mouvement a été suspendu jusqu’à nouvel ordre. S’ils veulent couper des têtes, nous sommes prêts à reprendre les actions à tout moment et de façon plus virulente ».
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