Devant l’impasse des PEC, réunir la Conférence Territoriale de l’Action Publique
23 juillet, parBaisse de l’aide de la France aux communes qui remplacent les fonctionnaires par des emplois précaires sous-payés
Pêches
20 mai 2008

Dans la suite du mouvement national de protestations des marins pêcheurs contre le prix élevé du carburant - qui pénalise fortement cette profession -, plusieurs bateaux palangriers ont symboliquement barré l’accès du port-Est pendant un quart d’heure, hier matin. Une délégation de pêcheurs est ensuite allée déposer une motion en Préfecture.
La semaine s’annonce chargée de rendez-vous cruciaux pour les pêcheurs. Auront-ils, au bout du compte, les réponses à leurs propositions ou les décisions attendues ? C’est vraisemblablement parce que les pêcheurs palangriers ont encore des doutes à ce sujet qu’ils ont pris le mors aux dents, hier, en réunissant 14 bateaux de pêche, représentant « 90% des palangriers », selon Philippe Guérin, du Syndicat des pêcheurs pélagiques, pour bloquer pendant un quart d’heure l’accès du port-Est.
L’objectif était d’attirer l’attention sur le coût trop élevé du carburant (0,75 euros le litre de gasoil détaxé), alors que depuis 6 novembre, le Président Sarkozy a pris l’engagement de ramener le carburant professionnel à 0,30 euros et que les pêcheurs ne voient toujours rien venir.
Ceux qui se sont mobilisés hier matin demandent l’application du plan Barnier et la concrétisation des promesses présidentielles du 6 novembre. « La pêche a le dos au mur. Qu’on arrête de nous balader » a déclaré Philippe Guérin.
Hier, le président du Comité des Pêches a rappelé, quant à lui, tous les efforts faits pour construire la filière - une filière encore fragilisée « par des tonnes d’importations », dit Jean-René Enilorac, et sur laquelle « on met une pression permanente ». « Il faut trouver des solutions de compensation », a dit le président du Comité des pêches, en regrettant que l’action d’hier n’ait pas fait l’objet d’une plus grande unité d’action de toute la filière, « qui subit toute entière la hausse du carburant ».
Des réunions ont lieu depuis plus de 6 mois sur ces questions. Le 22 avril dernier encore, une assemblée des syndicats et des armements a fait le point, suivie d’une réunion avec les services de l’Etat. Et vendredi, la Région a invité les professionnels de la filière à une réunion à laquelle participera la Préfecture.
Mercredi (demain), les pêcheurs attendent une annonce du “Plan gouvernemental pour une pêche durable et responsable”, dit Plan Barnier, qui doit notamment trouver des techniques “euro compatibles” pour compenser les hausses du gasoil qui, en près de 5 ans, ont fait un bond de 151%.
Les pêcheurs annoncent une assemblée générale pour jeudi, pour voir quelles suites donner. « Vendredi, on ne vient pas pour exposer une fois encore nos problèmes. Tout le monde les connaît. On vient pour écouter des propositions concrètes : quelles solutions ? Quelles mise en œuvre du plan Barnier ? », disait hier Philippe Guérin (SARPPP), pour expliciter l’exaspération des pêcheurs. Les pêcheurs palangriers, en particulier, ont remis depuis février 2008 aux Affaires maritimes, à destination du Ministère, une proposition de « contrat bleu » rémunérant les palangriers sur la base d’une surveillance de la pêche pirate (IUU) dans le Sud-Ouest de l’océan Indien.
Ils attendent des réponses concrètes et ont manifesté pour cette raison leur impatience.
P. David
Baisse de l’aide de la France aux communes qui remplacent les fonctionnaires par des emplois précaires sous-payés
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