Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
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Suspension de la grève des urgentistes
22 avril 2005

Nous reproduisons ci-après un communiqué diffusé hier par l’AMUF (Association des médecins urgentistes de France) de La Réunion.
(page 6)
"Après la signature par le président de l’AMUF d’un relevé de conclusion avec M. Jean Castex, directeur de la DHOS, engageant au nom du gouvernement, le ministre de la Santé, Monsieur Douste Blazy, l’AMUF et sa représentation réunionnaise appellent “à la suspension sine die” du mouvement de grève.
L’AMUF Réunion reste cependant active car :
- la sous dotation chronique et historique des services d’urgence n’a pas été clairement prise en compte,
- il n’y a pas d’engagement planifié sur le problème de l’aval des urgences,
- le problème de la permanence des soins persiste.
Mais cette grève qui s’est voulue l’expression de ceux que l’on n’entend pas, les partisans et à travers eux les personnels, issue d’un constat de blocage, n’avait pas pour vocation à réformer le système de soins.
Il faut donc acter :
- un engagement de l’État français pour ne pas remettre en cause la directive européenne sur le temps de travail de nuit,
- l’AMUF devient l’organisation représentative des médecins urgentistes pour négocier et décider de ce qui concerne la médecine d’urgence,
- l’accueil et la prise en charge des personnes âgées à l’hôpital sera redéfini en accord avec les urgentistes,
- les crédits du plan “urgences 2005” ont été réévalués à la hausse (190 millions d’euros plus 10 millions pour des situations particulièrement aiguës) et seront affectés en concertation avec l’AMUF,
- les décrets et arrêtés fixant les missions et les objectifs des services d’urgences seront publiés rapidement après communication au Conseil d’État (délai de 4 semaines),
- le nouveau mode de financement des hôpitaux ne sera plus brutalement appliqué aux services des urgences, une part forfaitaire majeure sera respectée dans le cadre des MGAC,
- la permanence des soins de ville sera évaluée localement ; les ARH seront responsables de leur financement et de leur mise en œuvre,
- une réflexion juridique est entreprise pour encadrer et protéger l’exercice de la fonction de médecin régulateur,
- les fermetures estivales de lits seront limitées par une procédure nationale, chaque dysfonctionnement sera signalé aux responsables politiques et administratifs, locaux et nationaux, afin que leur responsabilité puisse être engagée en cas de problème majeur de santé publique.
Les urgentistes ont mené avec la DHO les négociations qui étaient de l’ordre du possible. Le Ministère a quand à lui encore besoin de temps pour prendre la mesure de l’ampleur du problème.
Cependant, la suspension de la grève impose aux urgentistes de rester dans une attention armée quant à l’application de ces mesures.
Un pas en avant a été accompli pour permettre aux urgentistes de s’investir pleinement dans l’évolution de leur métier."
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