Un triple anniversaire de portée mondiale
18 juillet, par4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
Élections paritaires académiques : Le S.G.P.E.N.-C.G.T.R. passe de deux à sept sièges
27 mars 2004

Avec un total de sept sièges, dont cinq supplémentaires remportés lors des élections paritaires académiques et nationales du 9 mars dernier, le SGPEN-CGTR fait "une percée remarquée". Patrick Corré, secrétaire général adjoint du SGPEN-CGTR, analyse ce succès comme "le résultat de la forte implication de notre organisation syndicale contre les transferts des personnels techniciens ouvriers de services et des personnels administratifs". Il estime que ce vote traduit également le mécontentement des salariés de l’Éducation nationale face à la politique du gouvernement Raffarin.
"Notre progression en voix est significative, nous doublons globalement le nombre de nos voix", analyse Patrick Corré. Avec 31% des suffrages pour la filière administrative et 17% pour les personnels TOS, soit une progression de 2,24%, le SGPEN-CGTR reste la deuxième organisation syndicale au sein du Comité paritaire de l’Éducation nationale, après l’UNSA, et la première auprès des TOS. Pour la première fois, l’organisation syndicale a présenté une liste dans le corps des infirmières. Avec 15% des suffrages recueillis, elle considère que "ce résultat est prometteur pour l’avenir". Malgré ce succès, le SGPEN-CGTR déplore néanmoins la fin du pluralisme syndical, avec la mise en touche du SGEN-CFDT et de la FSU. On passe à "une représentation syndicale bipolaire", puisse que seuls l’UNSA et la CGTR représenteront leurs collègues lors des Commissions paritaires académiques. Cette mission offre d’importantes responsabilités aux deux syndicats représentatifs. Car ils auront à charge de délibérer sur la gestion des carrières, la notation et le statut des personnels concernés, et de donner leurs avis quant aux mutations et éventuels transferts de postes.
Avec près de 270 contrats précaires (CES et CEC) rattachés à l’Éducation nationale et qui prennent fin en 2005, avec un désaccord prononcé face à la politique des retraites engagée par le gouvernement, avec un refus du transfert des TOS aux collectivités et enfin une réforme globale du système éducatif annonçant le démantèlement du service public, le SGPEN-CGTR est plus que jamais décidé à continuer la lutte en faveur des droits des travailleurs. L’organisation syndicale appelle d’ailleurs à voter ce dimanche, "pour sanctionner la politique du gouvernement", gouvernement qui, selon Patrick Corré, "doit tirer toutes les leçons de cette poussée".
Avec ce mode de scrutin de la Commission paritaire "à la plus forte moyenne", Patrick Corré parle d’une "répartition antidémocratique des sièges à pourvoir (...) qui favorise abusivement et dans des proportions scandaleuses la liste placée en tête", et s’avère être également la cause de la fin du pluralisme syndical. Il prend pour exemple les 215 voix obtenues par le SGPEN-CGTR dans la filière administrative et qui n’ouvrent que 25% des sièges, alors que l’UNSA avec ses 392 voix récupère 75% des sièges et "obtient systématiquement une représentativité supérieure au pourcentage de ses voix". Patrick Corré estime qu’un scrutin à la proportionnelle serait plus juste et "aurait permis à la CFDT et à la FSU d’avoir des représentants". Le SGPEN-CFDT considère, malgré tout, que le résultat de ce scrutin "amorce un remodelage du paysage syndical paritaire et met un pavé dans la mare contre toute forme de cogestion. Fini le "fénoir" et l’information confisquée et/ou distillée au compte goutte. Désormais tout ce qui pourra être mis sur la table et communiqué aux collègues le sera. C’est un de nos engagements. Nous tiendrons parole !"
Estéfany
4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
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