Un triple anniversaire de portée mondiale
18 juillet, par4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
Crise financière
23 décembre 2011

La crise est devenue un cercle vicieux, les États financent les banques qui, chaque année, ont besoin de plus de liquidités pour éviter la faillite et satisfaire les marchés. Après les annonces du gouvernement Fillon depuis 2008 de recapitalisation des banques, cette fois-ci, la Banque de France participera aux refinancements des banques européennes, via la Banque centrale européenne.
489 milliards d’euros pour les banques
520 banques de la zone euro se sont « généreusement » approvisionnées auprès de la Banque centrale européenne qui vient d’ouvrir un prêt sur trois ans, d’un montant illimité, à un taux d’intérêt de 1%. Les banques ont ainsi emprunté 489 milliards d’euros, un montant largement supérieur aux attentes, et qui se révèle être un succès, selon les analystes.
Cet apport de liquidité ne résoudra pas le problème de la dette souveraine en Europe, car il n’est pas certain que les banques aident les États endettés. Cette hypothèse pose un vrai débat sur le rôle des banques, qui ont nationalisé leurs dettes et privatisé leurs bénéfices. En effet, depuis le début de la crise, les banques ont eu droit à des aides de l’État, dont l’argent vient directement de la poche du contribuable, mais une fois renflouées, ces mêmes banques rechignent à soutenir leurs États ou à acheter de la dette souveraine, comme ce fut le cas pour l’Espagne et l’Italie.
Tentant de rassurer les marchés et les agences de notations, l’Élysée a annoncé que « chaque État pourra se tourner vers ses banques » pour placer leurs obligations souveraines refusées par les marchés, car présentant un niveau de risque important. Cependant, les gouvernements n’ont aucune garantie du soutien des banques.
Une aide généreuse « douteuse »
Cette aide de la BCE, dont le capital est renfloué par les banques nationales, notamment la Banque de France à hauteur de 14,22% en 2011, sort tout droit de la poche des contribuables de chaque État de la zone euro. En dépit des efforts faits par la BCE, les marchés restent sceptiques. Désireux de les satisfaire, les dirigeants optimisent la décision de la Banque européenne, toutefois, les courtiers des bourses européennes et de la zone euro ont estimé que « l’ampleur de l’opération était de mauvais augure pour la solidité des banques ».
Les experts doutent que « l’argent soit utilisé principalement pour racheter de la dette périphérique », a indiqué Martin van Vlie, d’ING. Ce dernier a expliqué que la plupart des grandes banques ont d’autres priorités, particulièrement d’honorer leurs propres échéances financières. Elles rechignent à acquérir ces actifs risqués, qui pourraient leur valoir une dégradation de leur note financière, selon Christian Schulz, de la banque Berenberg.
Cette annonce aura certes eu un effet positif sur le court terme, mais à la longue, tout l’argent donné aux banques depuis le début de la crise n’aura servi à rien pour les finances des États, si ce n’est à creuser un peu plus leurs déficits. Les banques sont devenues dépendantes des aides gouvernementales, qui ne demandent aucune garantie, ni même condition aux prêts octroyés. Cet argent facile permet aux banques d’accorder de beaux bénéfices et bonus à leurs traders, pendant que le peuple paie leurs erreurs et leurs finances.
4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
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