Quand l’art arrache l’histoire au silence
Pendant onze représentations, une salle pleine. Mais surtout, pendant onze représentations, un public qui ne bouge pas. Qui ne décroche pas. Qui ne respire plus de la même manière. Ce silence-là, il ne trompe pas. Ce n’est pas le silence poli. C’est le silence quand quelque chose vous attrape et ne vous lâche pas. Ce type de silence ne se fabrique pas. Il ne s’impose pas par des effets. Il vient d’ailleurs. Il vient d’un endroit où le spectateur cesse d’être à distance. Où il n’est plus (…)
