Le déni colonial d’Édouard Philippe : l’insulte faite à la mémoire des peuples
Ce positionnement réitéré s’inscrit dans une stratégie bien connue : flatter l’électorat nostalgique de la domination impériale pour construire l’union des droites. En cherchant systématiquement à séparer « la colonisation » des atrocités qui l’ont constitutivement fondée — l’esclavage, le travail forcé, les déportations et le pillage des ressources —, Édouard Philippe valide une entreprise d’amnésie organisée. La manœuvre rhétorique consiste à admettre du bout des lèvres qu’il y a eu « des (…)
