Les Harkis brisent le silence
« Tout était fait pour que nous n’ayons aucun contact avec la population locale et nous n’avons pu ni apprendre le français correctement, ni avoir une scolarité normale. L’un des camps, celui de Bias, près de Villeneuve-sur-Lot, entouré de barbelés, était un ancien camp militaire où chaque famille disposait de baraque d’une ou deux pièces. Il était administré par des pieds-noirs, dont les enfants allaient, eux, à l’école du village, alors que nous fréquentions l’école du camp dont les élèves (…)
