À D. S.
Je l’ai croisé un soir.
Je l’ai entendu toujours.
Sans le connaître.
Et plus tard
Je l’ai découvert
Une guitare à bout de doigts
Une voix à bout d’émotion
Qui chante avec le silence
Qui chante avec le ventre
Qui chante avec ses racines
Parfois un cri comme un appel
Venu de l’histoire lontan
Avec Rage à réveiller les morts
Et les vivants.
Même si on n’est pas de son monde
Pas Malbar, pas Kréol, pas Zarab, pas Zoreil
Homme tout simplement
Il est tout cela à la fois
Je l’ai (…)
