Nout mémwar
’Une chasse aux nègres-marrons’, de Théodore Pavie — 1 —
Le soleil venait de disparaître derrière les mornes, et les nègres qui portaient nos bagages se débarrassèrent de leurs fardeaux comme des gens en disposition de faire halte. Nous étions parvenus à l’endroit où se joignent deux petits ruisseaux qui donnent naissance à la rivière des Marsouins, l’une des plus larges et des plus limpides de toutes celles dont les eaux capricieuses arrosent l’île Bourbon. Devant nous, vers l’ouest, par-delà le Coteau-Maigre, se dressait une muraille de (…)
