Nout mémwar
’Une chasse aux nègres-marrons’, de Théodore Pavie — 10 —
Ils avaient formé un camp principal au centre même de l’île, à un endroit qu’on appelle encore aujourd’hui le camp d’Henri. C’était là leur forteresse ; mais comme il n’y avait pas à manger pour tout le monde dans cet espace étroit creusé en entonnoir, ils occupaient, selon les saisons, d’autres points dans les plaines : le moins inaccessible de ces camps secondaires où ils ne s’établissaient qu’en passant et toujours avec défiance, parce qu’on n’avait pu les y surprendre, bordait le grand (…)
