Nout mémwar

’Une chasse aux nègres-marrons’, de Théodore Pavie — 12 —

Après une journée de marche assez pénible, ce fut dans un de ces ravins que nous nous arrêtâmes, sous de grands takamakas à moitié déracinés qui se penchaient au-dessus de l’abîme en attendant qu’une trombe les y précipitât. Çà et là, au-dessus des framboisiers qui aiment l’ombre, s’élançaient les fougères en arbres dont les longues feuilles découpées, détachées du tronc et disposées en cercle, ressemblent à ces soleils d’artifice qu’on fait partir dans les villages aux jours de fête. (…)

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