Nout mémwar
’Une chasse aux nègres-marrons’, de Théodore Pavie — 19 —
Enfin il nous arriva un cri si perçant, que mon père se décida à ajuster la tête du Malais dès qu’il la distingua nettement. Deux fois il redressa le canon de son fusil ; deux fois, pâle et tremblant, il l’abaissa dans la direction que suivaient nos regards. Le coup partit, et un rugissement hideux qui en fut la réponse nous fit frissonner. Sans aucun doute le Malais était blessé ; nous le vîmes bondir et saisir avec ses dents le bras de son adversaire qui lui serrait la gorge, enlacer ses (…)
