Nout mémwar
’Une chasse aux nègres-marrons’, de Théodore Pavie — 21 —
— J’étais ruiné, continua Maurice, et, ce qu’il y a de pis, ruiné avant d’avoir eu le plaisir d’être riche. Il fallut se résigner à regarder comme perdus les esclaves fugitifs dont on ne recevait plus aucune nouvelle ; les marrons, si rudement chassés dans la dernière campagne, se tenaient tranquilles sur tous les points. Établis par petits camps distincts, ils demeuraient cantonnés au cœur de l’île, dans ces régions sauvages qui se composent d’escarpements à pic, entièrement couverts de (…)
