Nout mémwar
’Une chasse aux nègres-marrons’, de Théodore Pavie — 26 —
Avant d’aborder les grandes eaux, les deux jeunes gens accomplirent une cérémonie de leur pays ; le pilote, c’est-à-dire César, prit de l’eau dans une feuille de ravenala, se mit dans la mer jusqu’aux genoux, aspergea les bords de la pirogue et supplia les vagues, à mains jointes, de les porter sans accident jusqu’à leur île, de les protéger contre les négriers, contre les écueils, contre les monstres de l’Océan.
Cela fait, il courut enterrer sous le sable la feuille dont il s’était servi, (…)
