Nout mémwar
’Une chasse aux nègres-marrons’, de Théodore Pavie — 27 —
Bientôt les deux rameurs s’aperçurent que le bois vert, trop pesant, s’enfonçait de plus en plus. À la première brise qui vint à souffler, l’eau salée mouilla leurs provisions. Ne sachant plus vers quel point de l’horizon diriger leur course, ils se laissèrent entraîner sous le vent de l’île ; ce n’était point la route pour aller à Madagascar !
Le petit esquif flottait si peu après un jour de navigation, que les jeunes Malgaches, craignant de le voir sombrer, le suivirent à la nage l’un (…)
