Nout mémwar
’Les Marrons’, de Louis-Timagène Houat — 9 —
— Ah ! frères, on vous bat et vous écorche... on vous fait mourir de faim ou de coups... Cela fait mal, c’est vrai ; mais quand on prend votre femme, vos petits enfants, on les vend à l’enchère publique... on les bat tout nus devant les yeux de tout le monde.
Oh !... c’est plus que de la souffrance ! Le corps ne sent plus rien, et cependant, bon Dieu ! on sent tant de mal qu’on est comme fou, on voudrait tuer quelqu’un, ou bien se faire mourir...
— Écoute ici ! a dit l’autre jour le (…)
