Nout mémwar
’Les Marrons’, de Louis-Timagène Houat — 18 —
Hélas ! oui, lui seul ! Car cette heure, si belle et si bénie, c’est l’heure qui le désabuse d’un doux rêve de la nuit, qui retinte à son esprit toutes les rigueurs de son sort, qui lui rappelle qu’il est esclave et qu’une nouvelle journée de labeur, de fatigue et de coups l’attend !
Heure triste où sa voix s’élève au ciel, non en prière, mais en gémissements plaintifs ! Heure malheureuse où d’habitude il se tord à la flagellation du quatre-piquets ! Heure maudite enfin où le maître, après (…)
