Nout mémwar
’Les Marrons’, de Louis-Timagène Houat — 27 —
— Eh bien ! répondit le Câpre avec une sorte de naïveté ; quand la coquille chauffe trop, frère, on la quitte... Le maître est méchant, j’ai quitté l’habitation du maître, et j’ai pris le chemin des Salazes et des marrons. Mais, rendu là-haut sur la montagne, ayant faim, je me suis amusé à casser quelques goyaves, et je n’en avais pas seulement mangé deux que les détachements sont venus... Attaqué par leurs chiens, j’ai voulu me défendre, me sauver ; le mal, c’est qu’en reculant, je (…)
