Nout mémwar

’Les Marrons’, de Louis-Timagène Houat — 32 —

Frême était de tous les jeux, de tous les pleurs, de toutes les fêtes. On rêvait Frême. On cherchait Frême en s’éveillant. Quand on pleurait, c’était encore Frême qu’on appelait ; et Frême, à part quelques petites tapes et quelques égratignures d’un moment de colère, n’avait, de son côté, qu’à se louer de ses maîtres camarades. Ceux-ci le traitaient beaucoup plus en ami qu’en esclave. On ne mangeait rien sans faire goûter à Frême sa petite portion ; et, participant aux repas, à toutes les (…)

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