APE : alerte générale sur les emplois à La Réunion, résultat de l’aliénation
9 juin, parRisque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
Le sport, phénomène de société à La Réunion
31 août 2004

Le sport est devenu un phénomène de société à La Réunion. Cela dans ses deux dimensions : la pratique sportive et le spectacle sportif.
Or, il y a à peine 40 ans que le sport a commencé à se structurer véritablement à La Réunion.
Alors que des compétitions sportives existent, ce n’est que vers la fin des années 50 que se montent les premières ligues ou comités qui remplacent parfois d’anciennes structures : ligue de football le 14 mars 1956, ligue de basket-ball le 15 avril 1956, ligue d’athlétisme le 30 septembre 1956, comité régional du cyclisme, d’haltérophilie et de culturisme en 1958, ligue de volley-ball en 1959, ligue d’escrime en 1960, ligue de tennis le 15 décembre 1960, etc.
L’émergence de ces disciplines correspond au déclin de ce qui, depuis plus d’un siècle, était le sport-roi de La Réunion, l’équitation.
L’implantation et le développement de nouvelles disciplines se font sous l’impulsion de professeurs d’éducation physique des deux lycées de Saint-Denis ou de métropolitains s’installant dans l’île. La tendance est de favoriser des disciplines connues dans le monde occidental. Les pratiques qu’auraient pu apporter avec eux les esclaves ou les engagés seront marginalisées quand elles ne disparaîtront pas. Il faudra attendre les années 90 pour que le moringue soit reconnu comme une pratique sportive, se structure et retrouve une seconde jeunesse. Et ce n’est que depuis un an ou deux que des jeunes Réunionnais tentent de renouer avec “la croche”.
Dans les faits, ce n’est que durant les années 60, que le sport s’imposera à La Réunion. Cela se fera dans des conditions dont certaines continuent à marquer.
Dès le départ, les stratifications d’une société issue de la colonisation et de l’esclavage continuent à peser. Certaines disciplines sont réservées à une élite, tandis qu’en football, des clubs sont ouverts uniquement aux jeunes de la “bonne société” (exemple, l’ancien club de l’Olympique de Saint-Denis).
Très rapidement le retard en équipement et le manque d’encadrement vont constituer un lourd handicap. Au début des années 60, les compétitions d’athlétisme se déroulaient à Saint-Denis (stade de la Redoute) ou à La Plaines des Cafres ; alors qu’elle comptait 14 équipes de football, la capitale ne disposait que d’un seul stade homologué. Il faudra attendre 1961 pour que soit inauguré le premier véritable stade de football à Saint-Paul (l’actuel stade Achille Prémont). Avec la création de la ligue de football en 1956 débute la recherche et la formation d’arbitres. À cette époque, l’île ne comptait aucun gymnase. Il existait une seule et unique piscine, au bas de la Rivière, à Saint-Denis. Il faudra un effort constant et régulier des collectivités locales pour rattraper les retards.
La récupération politicienne de la pratique sportive se fera très vite, plus particulièrement pour la discipline la plus pratiquée, le football.
La ligue de foot est créée à la suite d’une révolution de palais menée par des dirigeants de clubs, et par l’ancien patron du “Journal de l’île”, Martin Darène, à l’encontre de l’unique structure qui dirigeait alors tout le sport réunionnais, la Fédération sportive réunionnaise (FSR).
Mais, la ligue sera portée sur les fonds baptismaux par des politiques après des rencontres avec des élus. Elle sera présidée par Gabriel Macé, maire de Saint-Denis qui lui-même sera secondé par Auguste Legros, son adjoint, tandis que la plupart des grands clubs sont dirigés par des élus (maires ou adjoints).
Contrairement à une idée reçue, La Réunion va très vite multiplier les échanges. Mais il faut dire qu’elle recevra plus qu’elle ne partira à l’extérieur.
Si en football on se souvient encore des “tournois triangulaires” opposant une sélection de l’île à celles de Madagascar ou de Maurice, on a oublié qu’en 1957, une sélection réunionnaise se faisait battre au Mozambique par le club portugais “La Desportivo”, qu’en 1958 une équipe de Hong Kong séjournait dans l’île que recevait la même année, la sélection France-amateur, tandis qu’en 1959 la Saint-Pierroise participait à Madagascar à la Coupe Air france à côté d’équipes mozambicaine, kenyane et malgache.
Le basket aussi a fait des efforts que l’on a oublié. En 1957 elle recevait l’équipe championne de France, l’Alsace de Bagnolet, puis en 1967 l’équipe de France.
Enfin, le tour de l’île prit rapidement l’habitude d’inviter soit des équipes étrangères (Maurice, Madagascar) soit françaises.
Les équipes réunionnaises sortaient très peu de l’île, essentiellement pour des raisons financières. Mais en 1960, une délégation de 65 sportifs réunionnais participaient à Madagascar aux Jeux de la communauté. Les épreuves furent entrecoupées de séance de travail et d’information permettant à de nombreux responsables et techniciens de se perfectionner. Deux ans plus tard, en mai 1962, l’haltérophile Christian Garrios était le premier Réunionnais à devenir champion de France. Il avait ouvert la voie.
Risque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
Mézami mi rapèl lo tan nou téi koné fé gran-gran lopérassion : kissoi bann miltiplikassion plizyèr shif, kissoi bann divizion, kissoi mèm lo (…)
L’ouverture aux services de l’Accord de partenariat économique (APE) entre l’Union européenne, les Comores, Madagascar, Maurice et les Seychelles (…)
In kozman pou la rout
Communiqué officiel du 40e Conseil des ministres de la COI
Qui a dit que le peuple réunionnais était condamné à subir les schémas descendants de la mondialisation marchande et à n’être que le spectateur (…)
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture