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22 août, parLes humiliations visant nos voisins s’accumulent
Portrait : Emmanuel Adebayor
13 juin 2006

Du haut de son mètre quatre-vingt-dix, le Togolais Emmanuel Adebayor porte sur ses épaules les espoirs de tout son peuple lors de la Coupe du monde 2006, en Allemagne, à laquelle son pays participe pour la première de l’histoire de son football.
À vingt-deux ans, l’ancien joueur de l’AS Monaco, recruté par Arsenal (D1 anglaise) avant la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) de janvier dernier, se doit de redorer son image ternie par une CAN ratée sur fond de querelles au sein de la sélection nationale.
Et pourtant, il s’était imposé durant les éliminatoires Mondial/CAN 2006 comme l’atout numéro 1 du Onze national togolais, terminant en tête des buteurs avec onze réalisations devant l’Ivoirien Didier Drogba (9 buts) et le Nigérian Obafemi Martins (8 buts).
Émigré en France à 15 ans
Après ses premiers pas au SC de Lomé, le voilà qui tente à 15 ans l’aventure du professionnalisme. C’est le Football Club de Metz, alors en seconde division française, qui l’accueille et le révèle au monde à 17 ans.
À la pointe de l’attaque messine, il boucle sa première saison à la deuxième place du classement des buteurs avec 13 réalisations. Mais le club lorrain n’avait pas les moyens de retenir le Togolais qui a tapé dans l’œil des dirigeants monégasques.
Ces derniers s’attacheront ses services pour 3,2 millions d’euros, et le longiligne attaquant débarque sur le Rocher où le parcours de l’AS Monaco en Ligue des champions (finale perdue contre le FC Porto) lui permet d’exprimer son potentiel aux côtés de joueurs talentueux et expérimentés comme l’Espagnol Fernando Morientes, le Congolais Shabani Nonda, le Français Ludovic Giuly ou le Croate Dado Prso.
Aux côtés de Thierry Henry à Arsenal
Après deux bonnes saisons 2004 et 2005 réussies avec, respectivement 8 et 9 buts, le joueur passe au travers de sa première moitié de saison 2006, ce qui ne l’empêche pas de susciter la convoitise de nombreux clubs, français, anglais et espagnol, notamment.
L’Olympique de Marseille (France), Arsenal, West Ham, Tottenham, Everton (Angleterre) et le Bétis de Séville (Espagne) auraient l’œil sur l’attaquant togolais qui ne cachait plus son désir d’aller voir ailleurs. Ce désir est tel que ce dernier n’a pas hésité à aller au clash avec ses dirigeants, en refusant de reprendre les entraînements après la trêve hivernale.
Cependant, il trouvera grâce aux yeux d’Arsène Wenger qui trouve en lui une ressource pour son attaque dominée par Thierry Henry. À Arsenal, il aura le malheur d’arriver en pleine saison de Champions League qu’il avait démarrée avec l’AS Monaco.
Privé donc de matches, le jeune Togolais devra néanmoins justifier en Allemagne les espoirs placés en lui, pour relever le plus grand défi du moment que constitue la Coupe du monde où l’on attend plus la surprenante équipe des "Eperviers" du Togo.
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