Coupe du monde de football 2026
Haïti à la Coupe du monde, une victoire politique
15 juin, par Manuel Marchal
Après cinquante-deux longues années d’attente, Haïti a réalisé l’un des plus grands exploits de son histoire sportive en se qualifiant pour la Coupe du Monde de la FIFA 2026. Cette qualification marque le retour des « Grenadiers » sur la scène mondiale pour la première fois depuis leur unique participation en 1974, en RFA.
Cette performance exceptionnelle dépasse largement le cadre du football. Elle représente un symbole d’espoir, de résilience et de fierté nationale pour tout un peuple. Dans un contexte marqué par de nombreuses difficultés économiques, politiques et sécuritaires, les joueurs haïtiens ont offert à leur pays un moment d’unité et de joie rarement égalé.
L’exploit prend une dimension encore plus grande lorsque l’on sait que l’équipe nationale a dû disputer ses rencontres à domicile sur des terrains neutres en raison des conditions de sécurité dans le pays. Malgré ces obstacles, les joueurs ont fait preuve d’un courage et d’une détermination remarquables pour atteindre leur objectif.
Affaire du maillot : Qui se cache derrière la FIFA ?
À la veille de son entrée en lice face à l’Écosse, la sélection haïtienne s’est retrouvée au cœur d’une vive polémique. La FIFA a demandé que soit modifié un maillot comportant une représentation de la bataille de Vertières, l’un des événements les plus marquants de l’histoire d’Haïti.
La bataille de Vertières, remportée le 18 novembre 1803 par les forces révolutionnaires haïtiennes contre l’armée française, constitue l’ultime étape de la lutte pour l’indépendance. Cette victoire historique mit fin à l’expédition envoyée par Napoléon Bonaparte pour rétablir l’esclavage français dans ce pays, un des territoires les plus riches du monde grâce à sa production sucrière. La bataille de Vertières ouvrit la voie à la proclamation de l’indépendance d’Haïti, le premier État issu d’une révolte victorieuse d’esclaves.
Pour de nombreux Haïtiens, la présence de Vertières sur le maillot national n’était pas un simple élément décoratif. Elle incarnait la mémoire d’un peuple ayant conquis sa liberté au prix d’immenses sacrifices. Dans ce contexte, toute demande de modification du maillot a été perçue par certains comme une remise en cause d’un symbole fondamental de l’identité nationale.
Cette initiative de la FIFA a également ravivé le souvenir des relations entre Haïti et les puissances occidentales après l’indépendance. En 1825, sous la pression militaire de la France, le jeune État haïtien fut contraint d’accepter une lourde indemnité destinée à dédommager les anciens propriétaires d’esclaves. Cette dette a pesé pendant des générations sur le développement économique du pays et demeure, aujourd’hui encore, un sujet de débat historique et politique. Haiti fut ensuite occupé par l’armée des USA.
La controverse autour du maillot n’est-elle pas le prolongement d’une longue histoire de marginalisation d’Haïti sur la scène internationale ?
Haïti, équipe à soutenir pour les Réunionnais qui suivent la Coupe du monde
Pour de nombreux Réunionnais, la participation d’Haïti à la Coupe du monde 2026 dépasse largement le cadre du sport. Elle renvoie à une histoire commune marquée par l’esclavage, la colonisation et les luttes pour la dignité des peuples issus du monde colonial.
La colonisation de La Réunion et de Haïti datent du premier empire colonial français. Si leurs trajectoires ont ensuite divergé, les deux sociétés portent encore aujourd’hui l’héritage de cette période. L’histoire haïtienne est exceptionnelle : celle d’un peuple d’esclaves qui s’est soulevé, a vaincu l’une des plus puissantes armées de son époque. Les Réunionnais peuvent voir dans l’équipe haïtienne bien plus qu’un petit pays participant à la Coupe du monde. Ils peuvent y reconnaître le parcours d’un peuple qui a résisté à l’oppression, défendu sa liberté et préservé sa fierté malgré de nombreuses épreuves.
M.M.
30 juillet, par Manuel Marchal
Maintien de l’argent de la LODEADOM : Les entreprises dépendent de l’assistance de la France dans les anciennes colonies comme La Réunion
30 zwiyé, sanm Justin
In kozman pou la rout
30 juillet, par David Gauvin
L’agenda 2030 à La Réunion : le bilan interdit (4/5)
30 juillet, par Manuel Marchal
Visite officielle de Michaël Randrianirina en Égypte
30 juillet
Maintien de l’argent de la LODEADOM : Les entreprises dépendent de l’assistance de la France dans les anciennes colonies comme La Réunion (…)
29 juillet, par Manuel Marchal
L’échec d’un système
4 juillet, par Manuel Marchal
Archéologie : Un campement d’invaincus découvert
4 juillet, par Manuel Marchal
Washington grand bénéficiaire d’une éventuelle dissolution de l’Union européenne
6 zwiyé, sanm Justin
Na pwin lontan mi oi dann télé, in lanjin apré boulvèrs in kour lékol. Mi domann amwin pou kossa io fé sa, sirtou kan ou la bétone la kour-la na (…)
4 juillet, par Manuel Marchal
315 emplois supplémentaires en trois mois
4 juillet
Versement du reliquat de l’aide à la production de canne à sucre pour la campagne 2025-2026
9 zwiyé, sanm Justin
Mézami so matin l’ariv amwin d’ékoute in radio épi toudinkou in sobatkoz la pété. Rant sak i di mourong sé in bon nouritir é sak i di sa lé nil (…)