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Des futurs jockeys réunionnais
30 juin 2007

Les élèves réunionnais de la promotion LAD jockey 2006 des écoles de courses hippiques AFASEC sont de retour à La Réunion pour passer leurs vacances en famille. Après une année scolaire chargée pour l’obtention de la première année d’un BPA spéciale équitation.
Ce sont peut-être nos futurs jockeys de l’hippodrome de Cambaie. C’est ce que l’on souhaite, comme les parents d’ailleurs. On en parle avec quelques parents, qui se félicitent par avance du parcours incroyable de jeunes Réunionnais foulant les hippodromes les plus huppés de France, dont celui de Chantilly. Attention ! Sortie express à Gillot. Après une longue attente dans l’aire d’arrivée des bagages, les 15 jeunes sortent enfin, se dispersant dans le hall d’accueil de l’aéroport international Roland Garros pour retrouver les leurs. La presse passe forcément après. Il faut comprendre. Après 1 an passé en Métropole, il est bon de retrouver enfin la famille, et la terre natale.
Une envie de réussir
« C’est une superbe expérience pour moi », déclare un des jeunes. « Mé La Rénion i mank amoin », poursuit-il. Passionnés de l’équitation, ils préparent un BPA tourné autour du monde du cheval en général. Et les parents ne sont pas peu fiers de leurs enfants. « Je suis là pour pousser mon fils à toujours faire mieux, et puis s’il le veut vraiment, il réussit. Là, c’est un gaillard qui fait ma fierté, et celle de sa mère », lance inopinément un parent, avant de quitter Gillot.
Récemment, des élus réunionnais, dont Denise Delorme, se constituaient en délégation pour aller constater de visu l’évolution des jockeys dans leurs centres de formation. Les 15 futurs jockeys sont répartis dans 4 écoles spécialisées et doivent nous revenir avec un BPA LAD Jockey, et même un Bac Pro dans l’équitation. Notre jeunesse se veut performante, qualifiée, pour entrer dans un secteur “élitiste”. Bien contents de revenir passer des vacances à La Réunion, ils comptent surtout mener à bien leur formation. « I fé fré an Frans, la vi lé pa parèy. O dépar, té in pë difisil. Mé mintnan, mi retrouv amoin. Mi vé kontinïé zisko Bak mèm, é trouv pétèt in travay isi, oubiensa rès laba si mi trouv mié », déclare un autre jockey. « Driver, c’est un excellent métier », me confie Fabien Clain, tout comme Marion Menestrier qui reconnaît que c’est un métier où l’on retrouve des sensations énormes, même si elle pratique l’équitation depuis 11 ans. Chacun est empli de l’envie d’aller jusqu’au bout de l’aventure. Allez ! au galop !
Bbj
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