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Marcelo Bielsa et la sélection chilienne : un regard rétrospectif -5-
18 juillet 2017, par

L’entraîneur argentin a marqué le football chilien en dirigeant la sélection nationale de 2007 à 2011, suscitant l’admiration unanime des supporters. Un article de Salim Lamrani.
Fabián Orellana, milieu offensif, souligne à son tour le rôle de Marcelo Bielsa dans la progression du sport dans son pays et son influence au niveau personnel : « C’est un entraîneur érudit et qui a fait beaucoup de bien au football chilien. C’est le meilleur entraîneur que j’ai eu et il sera difficile d’en avoir un meilleur que lui. Il a été comme un père pour moi. Il t’aide beaucoup à grandir comme footballeur. Il t’apprend, échange avec toi, te corrige et te félicite quand les choses sont bien faites [1] ».
Pour sa part, Gonzalo Jara préfère souligner le respect conquis par le Chili de Marcelo Bielsa à travers le monde et la fierté retrouvée : « Ce processus a été l’un des meilleurs. Au-delà de notre style de jeu, tout le monde respecte le Chili, que l’on joue à domicile ou à l’extérieur. Nous avons tous progressé, tant au niveau individuel que collectif [2] ».
De son côté, Rodrigo Millar, milieu de terrain, se souvient de Marcelo Bielsa avec émotion et gratitude. « L’entraîneur qui m’a le plus marqué est Marcelo Bielsa », déclare-t-il en 2014, plusieurs années après le départ de son mentor [3]. Il en explique les raisons : « Il tire le maximum de ses joueurs. Avec lui, j’ai vraiment progressé tactiquement et techniquement. Il t’apprend des choses qu’ignorent d’autres entraîneurs. Pour moi, il fait partie des meilleurs entraîneurs au monde, cela ne fait aucun doute. Avoir travaillé avec lui est un grand privilège. Si tu demandes à mes coéquipiers de la sélection, ils te diront la même chose. Il a beaucoup aidé le football chilien […]. Je n’avais jamais connu un entraîneur aussi perfectionniste ». Il souligne son rôle dans la métamorphose du Chili : « À partir de l’arrivée de Bielsa, le Chili est devenu une sélection respectée dans le monde. S’il avait continué, ça aurait fonctionné ». Il revient sur son départ et exprime ses regrets : « Ce fut une grande perte pour le football chilien, une vraie régression. Si Bielsa était resté, je crois, par exemple, qu’on aurait pu prétendre au sacre lors de la Copa América 2011 [4] ».
Suite au triomphe continental de 2015 avec la victoire en Copa América, le milieu de terrain Charles Aranguiz a tenu à associer Marcelo Bielsa au succès. Il a gardé en mémoire le prestige conquis par le Chili du natif de Rosario sur la scène internationale : « Le football chilien a gagné une plus grande réputation avec le travail de Marcelo Bielsa. Il nous a donné du caractère. Aujourd’hui, nous sommes respectés au niveau international [5] ».
Marcelo Díaz, milieu de terrain, partage également cette opinion. Selon lui, « Marcelo Bielsa a changé le football chilien de façon indéniable. Sa façon d’être et son style de jeu ont séduit, mais, surtout, il a changé la mentalité du footballeur chilien. Avant, le footballeur chilien était un peu plus médiocre. Si l’on jouait contre l’Espagne, le Brésil ou l’Allemagne, on entrait sur le terrain avec l’idée que l’on allait perdre. Aujourd’hui, nous n’avons plus peur de personne, parque nous savons qu’en jouant en équipe, nous pouvons faire mal à n’importe qui. On joue désormais sans complexes [6] ».
Salim Lamrani
Docteur ès Etudes Ibériques et Latino-américaines de l’Université Paris IV-Sorbonne, Salim Lamrani est Maître de conférences à l’Université de La Réunion, et journaliste, spécialiste des relations entre Cuba et les Etats-Unis.
Son nouvel ouvrage s’intitule Fidel Castro, héros des déshérités, Paris, Editions Estrella, 2016. Préface d’Ignacio Ramonet.
Page Facebook : https://www.facebook.com/SalimLamraniOfficiel
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