Une date historique : jeudi 16 juillet 2026
20 juillet, parCréation de l’Organisation Mondiale de Coopération en Intelligence Artificielle (OMCIA)
28 juillet 2025, par

L’Indopacifique est aujourd’hui le théâtre de rivalités entre grandes puissances, d’une assertivité croissante de la Chine et de fortes tensions commerciales. Notre capacité à y relever les défis environnementaux et à y combattre l’érosion du multilatéralisme s’y joue. La France y a un positionnement unique, selon la dernière note du ministère français des Affaires étrangères.
Dans ce rapport de 40 pages, une partie est consacrée à ses départements, régions et collectivités d’Outre-mer, "qui en sont à la fois les acteurs et les bénéficiaires". "Par leur ancrage géographique, leurs compétences et leurs dynamiques d’influence, ces territoires sont pleinement engagés dans la mise en œuvre de la stratégie", ont indiqué les rapporteurs.
Sept des treize territoires ultramarins sont situés dans la zone indopacifique : La Réunion, Mayotte, la Nouvelle-Calédonie, la Polynésie française, Wallis-et-Futuna, les Terres australes et antarctiques françaises (TAAF) et l’Île de La Passion-Clipperton.
Les Outre-mer, moteurs dans la mise en œuvre de la stratégie française en Indopacifique
Le document atteste que "la stratégie indopacifique vise à répondre aux besoins spécifiques des territoires ultramarins, en particulier en matière de protection contre les menaces, d’intégration régionale et de diversification économique".
Un moyen aussi pour la France de se positionner face aux puissances en confrontations dans la zone, telles que la Chine et les Etats-Unis, sans oublier la présence indienne.
La France accuse la Chine depuis quelques années de s’ingérer dans les affaires des territoires ultramarins "par des menaces hybrides". Raison pour laquelle, la France renforce la protection des Outre-mer et la militarise.
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Le gouvernement compte développer un écosystème de cybersécurité (déploiement de la loi Résilience, soutien à la création de centres de réponse à incidents - deux sont actifs à La Réunion et en Nouvelle-Calédonie) ; et limiter la vulnérabilité des câbles sous-marins et leur exposition aux risques de sabotage.
Les Outre-mer font également l’objet d’un "accompagnement dédié en matière de lutte contre les manipulations de l’information visant leur territoire et d’une attention particulière en matière de répression transnationale".
Les Outre-mer contribuent à l’architecture régionale de sécurité et sûreté maritimes (ARSSM) dans l’océan Indien. Des Académies vont être créées dans les collectivités ultramarines, sur les thèmes de la "stabilité/défense, sécurité maritime, sécurité intérieure et sécurité civile, participe de cet effort en
appui aux initiatives régionales".
La France renforce l’anticipation des risques climatiques et la promotion d’une cogestion stratégique avec les collectivités ultramarines. L’initiative KIWA, lancée par l’Agence française de développement (AFD) en 2020, a été renouvelée en 2023. Elle facilite l’accès aux financements pour l’adaptation au changement climatique. La France soutient aussi l’initiative CREWS (risque climatique et système d’alerte précoce), en lien avec Weather Ready Pacific (porté par l’Australie et la Nouvelle-Zélande) pour les alertes précoces face aux catastrophes naturelles.
De plus, "les infrastructures aéroportuaires et maritimes seront adaptées aux crises sécuritaires et naturelles. La montée en puissance des capacités des forces armées, ainsi que l’usage accru de solutions spatiales européennes, visent à garantir la souveraineté et la résilience numérique des Outre-mer", selon les auteurs de la stratégie indopacifique de la France.
L’intégration économique régionale des territoires d’outre-mer
Le gouvernement veut développer les échanges régionaux et réduire la dépendance aux marchés hexagonaux. Pour cela une stratégie interministérielle pour développer les échanges commerciaux régionaux de La Réunion et de Mayotte sera mise en place.
A cela s’ajoute, "la négociation d’un accord de libre-échange entre la Nouvelle-Calédonie et le Vanuatu, accompagnée par l’Etat, doit permettre de renforcer l’intégration régionale de la Nouvelle-Calédonie".
L’intégration régionale des territoires d’outre-mer "repose sur un soutien renforcé à l’export des entreprises ultramarines, au travers d’actions collectives, l’accompagnement des primo-exportateurs et des modèles adaptés
aux réalités insulaires (feuille de route pour l’économie bleue)".
Le gouvernement compte sur la signature de Conventions de la Team France Export avec la Nouvelle-Calédonie et la Polynésie française et l’organisation de missions d’entreprises à destination de leur voisinage, comme les îles Fidji ou la Nouvelle-Zélande.
Un moyen de renforcer la connectivité des territoires ultramarins. D’ailleurs, l’Etat prévoit une connectivité dans toutes ses dimensions : numérique (câbles sous-marins post-SAFE, T4 dans l’océan Indien), maritime (transbordements et lignes secondaires de cabotage) et aérienne (liaisons Singapour - Nouméa et Bangkok - Nouméa, retour d’Air France sur Paris - Manille ou ligne Papeete - Wallis).
La France "promeut une connectivité sûre en participant aux réunions régionales de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) et en s’appuyant sur les programmes européens INTERREG et Global Gateway". Dans ce cadre, La Réunion est un hub aéromaritime et la Polynésie française un pôle de connectivité numérique.
Enfin, les rapporteurs assurent que "la promotion et la protection de l’expertise et des savoir-faire des territoires ultramarins sont essentielles". Des outils comme ceux de la French Tech (label Capitale French Tech attribué à La Réunion pour 2023-2025), le Tech4Islands Summit Tahiti, ou le projet de technoport de Bois-Rouge (La Réunion) et les nouveaux technopôles et data center de Papeete et de Mayotte et La Réunion, participent à l’intégration régionale des territoires ultramarins en favorisant l’innovation.
Création de l’Organisation Mondiale de Coopération en Intelligence Artificielle (OMCIA)
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