La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes colonies intégrées à la République française comme La Réunion
5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Section PCR de Bras Panon
13 décembre 2020, par

A l’occasion de la réunion de réflexion tenue à Bras Panon, par la section PCR, un échange a eu lieu sur le combat politique, et surtout les luttes menées par les communistes réunionnais, qui ont connu des hauts et des bas, qui demande un engagement continu de la part de chaque membre du Parti Communiste Réunionnais.
Pour Carole Caritchy, il est important de connaître son histoire : "on veut revenir sur le passé du PCR et de Mr Paul Vergès qui nous a donné la voie, car on a oublié tout ce qu’il a voulu faire pour nous".
D’autant qu’il "est vrai lorsqu’on regarde l’évolution de La Réunion, c’est le communiste qui veut que nous, réunionnais, on lève la tête. Parce qu’à chaque fois qu’on veut réagir, le système et la société essaient de mettre une main sur notre tête pour la rabaisser, et qu’on ne puisse plus rien faire. Ce n’est pas vrai qu’on ne peut rien faire", a assuré la secrétaire de section.
"Nou lé kapab" a renchérit Camille Dieudonné, ajoutant que "la preuve, nou lé encor là après quelques décennies de combat". D’ailleurs, "je pense que les jeunes n’ont pas encore prit et ne prennent pas encore, - et c’est vrai que la société a fait qu’on les empêche et qu’on leur enlève leur volonté, - en compte ce qui a été fait et peinent à continuer le combat. Mais en écoutant Dévi, je suis contente qu’il y ait une jeune, et surtout une jeune femme, qui a cette réalité" de la société.
Or "le combat politique est une lutte de chaque jour. Chaque matin, tu dois te remettre en cause et te dire qu’est ce que j’ai fais pour mon peuple" a souligné Camille Dieudonné. Et "c’est important qu’aujourd’hui, il y ai cette parole de jeune, de jeune femme, mais il ne faut pas que cela reste au niveau de la conscientisation et de la formulation : quels sont les moyens que l’on va mettre en œuvre pour avancer".
Travailler pour Bras Panon est un premier pas, a expliqué la militante, mais ensuite "il faudra rencontrer tous les jeunes membres du PCR" pour œuvrer pour La Réunion, mais aussi afin d’"être soudé et de retrouvé ensemble le sens du combat" commun.
"Il ne faut jamais oublier que chaque chose que l’on a arraché, c’est parce qu’il y avait la solidarité et la conscientisation politique. Il faut que les jeunes sachent qu’on ne fait pas de la politique en devenant élu, mais qu’il s’agit d’un combat de chaque jour. Et il faut que chacun d’entre nous soyons solidaire. C’est comme ça qu’on avance", a déclaré Camille Dieudonné.
De son côté Johnny Lagrange a expliqué que la renaissance de la section communiste de Bras Panon "est une bonne chose, parce que sur Bras Panon, il y a quand même pas mal de communiste, dans tous les quartiers".
Une des choses à faire pour la section "sera d’aller chercher les communistes de Bras Panon, aller de case en case pour discuter, échanger et rassurer les gens parce que ce n’est pas évident d’aller contre le pouvoir et d’apparaître comme communiste en 2020".
D’autant plus que "la plupart du temps les autres partis profitent des communistes", a indiqué Johnny Lagrange. Pour Ginette Sinapin, "il faut rappeler sur le terrain que ce sont nos idées et pas celles des autres". D’ailleurs "dans la plupart des programmes des partis politique, ils s’abreuvent des idées communistes".
Pour l’ancien secrétaire de section, "être sur une île est une force et un handicap. Une force parce que notre histoire est récente et douloureuse et a permit de faire naître une langue, une culture..."
"Les gens n’ont pas conscience qu’on a créé et qu’on continue de créer un monde qui est à nous. C’est vrai qu’on est abreuvé des modes de communication et de consommation américains et européens, mais en même temps, on perpétue la création de notre société réunionnaise", a expliqué Johnny Lagrange.
Ce dernier a souligné que ce contexte historique de création de notre culture et de notre identité réunionnaise "est une force". "Mais en même temps, le fait d’être une île est un handicap, car on est enclavé et entouré par des grandes puissances" qui imposent des modes de vies forcés comme l’expatriation," sans possibilité de revenir.
Dans ce cas-ci, "il est important de réinventer des modèles, des perspectives, des postures individuelles et collectives, par rapport à l’envie de développement" de La Réunion. "Faire de la politique aujourd’hui c’est être conscience que des systèmes sont installés qui perdure la situation actuelle. Donc faire de la politique, c’est vouloir que chaque individu a sa place dans la société".
Céline Tabou
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
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