La vertu des pauvres
Sale temps pour les bénéficiaires de revenus sociaux. Depuis la création du RMI, instauré comme soupape à une pauvreté grandissante dans un pays qui commençait à peine à payer la conversion de ses élites au libéralisme, ils n’ont cessé de servir de boucs émissaires. Petit à petit, il est devenu normal, pour les hommes politiques comme pour les médias réputés « objectifs », de tenir cette frange de la population en suspicion permanente d’« assistanat », d’« oisiveté », de paresse, voire de (…)
