Prévert : Le chant (de l’oiseau) fait frémir les barreaux
Très tôt les hommes ont établi une carte du ciel ; pourtant il leur était défendu de s’y déplacer. Ne pouvant s’y mouvoir, ils l’ont rêvé. Ainsi naquit l’Oiseau de Prévert destiné à s’envoler dans le ciel de la Poésie, et que le lecteur retrouve tout au long de “Paroles” (1945). Vu ici, il disparaît là, on revoit son ombre ailleurs. C’est toujours le même : l’amour-oiseau, sans cesse envolé, celui qui emporte la fleur, celui à qui on ôte la cage, qui est plus léger que la feuille de papier, (…)
