Dernier ajout : 18 mars 2011.
2011 a été déclarée “l'année des Outre-mers”. Un regard sur le passé et l'on se souviendrait que le dernier « grand » moment historique des Outre-mers dans leur ensemble date de 1946. Plus précisément, de la loi du 19 mars 1946, qui, par ses trois articles, mettait fin au statut colonial en Martinique, Guyane, Guadeloupe et à La Réunion, appelées à l'époque les « quatre vieilles ». Alors que les mouvements indépendantistes s'organisaient dans le reste des (...)
Aujourd'hui, les peuples de Guadeloupe, de Guyane, de Martinique et de La Réunion célèbrent la date anniversaire la plus importante de leur Histoire après celle de l'abolition de l'esclavage dans leur pays (chez nous, le 20 décembre 1848), à savoir : celle du vote de la loi du 19 mars 1946, proposée par les députés communistes réunionnais Raymond Vergès et Léon de Lépervanche, avec leurs collègues antillais Aimé Césaire et Léopold Bissol. Une loi qui a aboli officiellement (...)
Ce nouveau statut n'est pas tombé du ciel et ne doit surtout pas tomber dans l'oubli. D'où la création cette année de l'association pour le 19 mars par 19 jeunes qui soulignaient lors d'une rencontre avec la presse l'importance de cette date dans notre Histoire. Elle est « le point de départ de l'égalité sociale qui a ouvert la voie à une transformation radicale de l'île par la modification en profondeur de ses structures politiques, (...)
Cette cérémonie s'est déroulée en présence notamment du ministre de l'Outre-Mer et du président de l'Assemblée nationale. Pour célébrer aujourd'hui le 62ème anniversaire du vote de cette loi, “Témoignages” reprend de larges extraits de ce discours, publié sous le titre : « Fidèles à ce qui animait nos pères dans leur combat libérateur ». Comme le dit Brigitte Croisier, auteure du livre, il est important de marquer tous les ans un tel événement, de même (...)
Une série d'élections Les Municipales prévues pour le début du mois de mai seront repoussées au 27 mai à La Réunion à la suite du passage sur l'île, les 6 et 7 avril, d'un cyclone. Des Cantonales se dérouleront le 7 octobre, et le 21 octobre, ont lieu, à la fois, un référendum et l'élection de députés à une assemblée chargée de rédiger une nouvelle Constitution. Au référendum, l'électorat est appelé à se prononcer sur deux questions : « 1) Voulez-vous que (...)
Sensibilisés par les cris d'alarmes des démographes natalistes exhortant les Français continentaux à “faire de nombreux enfants qui repeupleront-la-France-et-aideront-à-payer-nos-retraites”, les familles nombreuses sont redevenues à la mode. L'Insee et l'Ined sont obligées de revoir brusquement toutes leurs prévisions. Au lieu d'une France peuplée de 70 à 75 millions d'habitants en 2050 comme annoncé, c'est à une France de 81 millions (...)
TÉMOIGNAGES, publié dans l'édition du 24 novembre 2005 [Il y eut] d'abord l'abolition de l'esclavage le 20 décembre 1848... Cette date est célébrée chaque 20 décembre depuis 1982. Ainsi, il y a 157 ans, cette abolition a permis à des dizaines de milliers d'esclaves de sortir de leur statut d'objet, et de voir reconnue leur qualité d'êtres humains. Toutefois, l'héritage du régime esclavagiste a continué à peser sur le plan social. (...)
La fraude électorale ! C'est un point sur lequel Félix Gauvin a divergé avec son petit-fils historien, Gilles, lorsqu'à ses débuts, ce dernier a cherché à minimiser la responsabilité du pouvoir gaulliste dans la fraude électorale. "Non seulement Michel Debré a profité de la fraude, mais il a donné des ordres aux gens d'ici. Il était bien obligé de faire quelque chose devant les critiques de Vergès !" Gauvin contre Gauvin ? Pas vraiment. Le grand-père comprend que la (...)
Pendant des décennies, la situation sanitaire a été une préoccupation aiguë des familles réunionnaises. Félix Gauvin a connu La Réunion d'avant 1946, la pénurie de médicaments, la pénurie de tout... et les batailles mémorables qu'il a fallu mener pour en sortir, quelquefois longtemps après 1946. Au sortir de la guerre, l'amélioration de la santé publique est une priorité. La nouvelle municipalité créé des postes d'infirmiers, en 1945, dont un au Bois de Nèfles, le (...)
Défenseur des droits humains et solidaire des démocrates réunionnais, Maurice Kriegel-Valrimont s'est impliqué dans les suites du drame survenu le 25 mai 1946, place de la cathédrale à Saint-Denis. Dans un livre paru en juillet 2000 aux éditions Les Deux Mondes, j'ai évoqué les circonstances dans lesquelles Alexis de Villeneuve, candidat à l'élection de la Seconde Assemblée constituante, a trouvé la mort ce jour-là alors qu'il se préparait à tenir un meeting à 50 (...)
À l'élection de la 1ère Assemblée constituante le 21 octobre 1945, Maurice Kriegel-Valrimont est élu député de Meurthe et Moselle. Il s'inscrit au groupe communiste, fort de 160 députés dans une assemblée de 586 membres. Il retrouve son siège de député lors de l'élection de la seconde Assemblée constituante, siège qu'il conservera jusqu'en novembre 1958. Dans la seconde Constituante, il est élu président de la commission de la justice et de la législation. Il (...)
Ayant eu le privilège de rencontrer Maurice Kriegel-Valrimont lors de son séjour dans notre île en juin 1946, puis à son domicile parisien en février 1996, j'estime devoir évoquer les périodes les plus importantes de sa vie militante et lui rendre ainsi hommage au nom des démocrates réunionnais. Le militant syndical Fils de réfugiés d'Europe centrale venus s'installer à Strasbourg en 1910, Maurice Kriegel-Valrimont est né en Alsace le 14 mai 1914. Après de brillantes (...)
Un des derniers souvenirs que Félix Gauvin garde de Raymond Vergès est lié à un des nombreux procès de presse faits à “Témoignages” : à ses directeurs et directrices délégués tant que Raymond Vergès a été protégé par son immunité de parlementaire, puis à Raymond Vergès lui-même, poursuivi et condamné en juin 1957, un mois avant sa mort. Félix Gauvin l'accompagnait dans l'ancien Palais de justice. Il le revoit descendre un grand escalier de bois. Le gramoun - alors (...)
À plus de 93 ans, Félix Gauvin rayonne de santé et de joie de vivre. Il vit seul dans une petite kaz de la route du Bois de Nèfles, une kaz an boi sou tol qu'il a d'abord habitée avec sa famille depuis 1955. Dans la cour, un imposant pié jak fait de l'ombre à la petite allée par laquelle on quitte la route départementale. La ville tout autour a poussé ses excroissances en béton, épargnant le petit lopin de terre où pousse encore un cacaoyer, d'autres arbres de la (...)
Paul Vergès : Sur ce point, notre vision est exactement la même. À La Réunion, nous disons au Gouvernement : ayez une vision historique de notre évolution ! Quand je regarde les conséquences matérielles, sociales de la loi du 19 mars, je me dis que cette loi a transformé la vie quotidienne infiniment plus que l'abolition de l'esclavage n'a transformé la situation matérielle des esclaves affranchis. Nous disons aussi que l'abolition de l'esclavage a été le (...)
Paul Vergès : Quand nous regardons les statistiques de l'ONU, nous voyons que tous ces peuples d'Asie, d'Afrique et d'Amérique latine vont représenter dans quelques décennies 85% de l'humanité ; 85%... ! Et en même temps, on voit grandir la puissance économique, le rayonnement de ces pays, que ce soit la Chine, l'Inde ou le Brésil. Cela veut dire que de notre point de vue, nous sommes au début d'une remise en cause générale dans le monde et pas (...)
o Paul Vergès : Quand on voit ces 60 ans, surtout les luttes syndicales, elles avaient un point d'appui qui était le statut. Et elles ont réclamé effectivement, dans tous les domaines, l'application des lois sociales à La Réunion. Cette amélioration du niveau vie, cette amélioration des structures a fait, en 60 ans, une élévation considérable, une transformation de la société réunionnaise. Mais, comme tu dis Aimé, on ne peut pas faire une politique contre l'histoire (...)
o Paul Vergès : Bonjour Aimé ! À la veille du 60ème anniversaire de la loi que tu as fait voter à l'Assemblée Nationale Constituante avec Léopold Bissol, Raymond Vergès et Léon de Lépervanche (1), je voudrais te poser une question. Dans les débats d'alors, à l'Assemblée, tu évoques "la misère la plus injustifiable" dans les vieilles colonies. Penses-tu, qu'après 60 ans, les gens ont encore le souvenir de cette misère ? Ou bien les gains sociaux dans les domaines (...)
1946 est un moment fondateur de l'histoire réunionnaise car c'est un moment où un mouvement social intervient dans l'espace politique et exprime ses demandes. Une lecture critique de cet événement redonne aux acteurs de 1946 leur position politique en tant qu'agents de leur histoire. Cette lecture pose aussi la question du vocabulaire avec lequel une revendication s'exprime. Elle cherche à retrouver la portée politique de cette demande d'assimilation (...)
L'assimilation voulue par la génération de 1946 ne se réalisait donc pas. Du coup, la radicalisation de celles et ceux qui s'étaient battus pour l'extension des lois sociales, pour l'égalité, semblait inévitable. En 1947, la Fédération réunionnaise du Parti communiste français était organisée. En 1944, le journal “Témoignages”, "journal de défense des sans défense", avait été fondé. Jusqu'à la fin de son mandat législatif en 1956, Raymond (...)
L’Az Do Fèr La Réunion : avec l’AJFER, le journal des jeunes Réunionnais dans Témoignages.
Alon filozofé
La politique, c’est pour qui et pour quoi ?
Point de vue
Une autre politique de l’art pour éviter un débat stagnant autour du financement (suite)
C’en est trope
Un nouvel eugénisme
Chronique de Raymond Mollard
Ubu roi, rue de Grenelle
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