L’urgence de se mobiliser pour éviter la ruine des Réunionnais dans la mondialisation
12 juin, parAPE UE-Afoa : Après la clôture des négociations entre l’UE et les pays voisins
Conflit au Liban
21 juillet 2006

Il semblerait bien que oui. Dès son arrivée à Saint-Pétersbourg pour la réunion du G8, notre Président a eu une discussion bi latérale avec Georges Bush et le moins que l’on puisse dire, c’est que tout comme pour la guerre en Irak, les deux voix se sont faites dissonantes.
Si de part et d’autre, on s’accorde à dire qu’Israël a été le premier agressé, lorsqu’il s’agit de la graduation dans la riposte, le ton n’est plus le même. Oui, tout pays a le droit de se défendre, encore faudrait-il que la riposte soit à la mesure de l’attaque, mais il semblerait qu’Helmut Olmert ait décidé d’en découdre et ce ne sont pas les propos des militaires israéliens qui pourraient nous rassurer alors que certains parlent d’une guerre de plusieurs semaines.
Ce que l’on retirera de ce dernier G8, c’est tout d’abord l’appel de plusieurs pays, mais surtout celui du Président français pour que cessent immédiatement les bombardements sur le Liban et sur Beyrouth et que les deux soldats de Tsahal détenus par le Hezbollah soient immédiatement relâchés. Mais pour la France, il est impératif que le gouvernement libanais retrouve toute sa souveraineté sur la totalité de son territoire, ce sont les propres paroles du Président Chirac. De façon à peine déguisée, le gouvernement français remet sur la table la résolution jamais tenue des Nations Unies pour un désarmement des milices au Liban et tout particulièrement du Hezbollah.
De fait, Jacques Chirac justifie son soutien à la mise en place d’une nouvelle force d’interposition entre le Liban et Israël pour qu’enfin le Hezbollah soit désarmé. Mais on est en droit de s’interroger sur les pouvoirs de cette nouvelle force, alors que depuis le retrait de Tsahal du Liban, l’ONU est installée dans la zone tampon qui sépare les deux pays et que pour l’instant, les casque bleus sont impuissants pendant que les obus et autres roquettes passent au-dessus de leurs têtes. La France au G8 a posé les jalons et Jacques Chirac a martelé qu’il faut que cessent les bombardements, mais il semblerait que les USA ne soient pas pressés de suivre, préférant que son allié Israël poursuive sa campagne contre le Hezbollah et par là même, touche au reste du pays intimidant ainsi la Syrie et l’Iran.
Le hussard Dominique de Villepin rendosse son uniforme de Ministre des affaires étrangères.
Le président Jacques Chirac de retour du G8, et après une réunion de crise consacrée à l’escalade au Moyen-Orient, décide d’envoyer Dominique de Villepin et Philippe Douste-Blazy à Beyrouth pour témoigner au gouvernement libanais la solidarité de la France. Mais derrière tout ceci, il y a la mise en action d’un intense ballet diplomatique qui s’est joué dans les couloirs du G8 à Saint-Pétersbourg. La France s’est toujours voulue être l’amie principale du Liban, le Président français l’a prouvé bien des fois, notamment après l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri où notre diplomatie a joué un rôle essentiel dans la mise en place d’une Commission d’enquête internationale pour rechercher les commanditaires de ce crime.
On parle beaucoup d’une trêve ces dernières heures, c’est l’espoir, mais le gouvernement israélien n’en finit pas de souffler le chaud et le froid, transformant ainsi le Moyen-Orient en poudrière. Quoi qu’il en soit, tout comme lors des discussions à l’ONU sur le déclenchement ou pas de la guerre en Irak, il semblerait que Jacques Chirac ait décidé d’envoyer son hussard (Dominique de Villepin) accompagné de notre inénarrable ministre de l’Intérieur (Philippe Douste-Blazy dit "passe muraille"), mettant comme pour l’Irak, la France en première ligne.
De Villepin en commandeur a été égal à lui-même à tel point que l’on se demande si ce super-ministre des affaires étrangères a bien fait de quitter ce ministère, nul doute que le nœud de cravate des affaires intérieures françaises qu’il porte autour du cou a dû se dénouer dès son survol de Beyrouth. Que ce soit Chirac ou notre Premier ministre, ils n’ont jamais été aussi bons que dans cet exercice. Dos au mur, Chirac et de Villepin n’ont pas leurs pareils pour ferrailler, tels des Rastignac, contre les USA, tout en soutenant Israël, mais en désavouant tout de même l’escalade de la violence disproportionnée.
Une chose est certaine, c’est que le tandem français a redonné des couleurs à la diplomatie française qui faisait, depuis la nomination de Philippe Douste-Blazy, profil bas. De là à penser que la poussée de fièvre au Moyen-Orient redonne une certaine aura à notre Premier ministre, il y a un pas que l’on peut franchir. Nous savons bien que lorsque la France se montre intransigeante et forte dans sa politique étrangère, le gouvernement en recueille les fruits dans les sondages.
Loin de moi l’idée qu’un conflit de cette nature ait été souhaité par les deux principaux dirigeants de notre pays, mais on ne peut tout de même pas nier que cela aura un impact sur nos futures élections. Un impact, certes faible, mais tout de même assez important pour que se pose le problème de la remise en selle de Dominique de Villepin dans la course à l’investiture pour la Présidentielle ou d’une éventuelle candidature de Jacques Chirac puisque que ce dernier s’est montré sibyllin sur cette question lors de son entrevue annuelle le 14 juillet.
Il y en a un que l’on n’entend pas beaucoup mais qui cogite, c’est Nicolas Sarkozy ; nul doute qu’il doit être admiratif devant le travail de dentellière de Chirac et De Villepin alors qu’en matière de diplomatie pour notre Ministre de l’Intérieur et Président de l’UMP, ce serait plutôt du travail "gros doigts", la preuve en est, c’est le véritable désaveu des pays africains qu’il a visités pour expliquer sa politique d’immigration notamment au Mali.
Une chose est sûre, c’est que la France a fait un choix, celui d’un règlement négocié et juste qu’elle tente d’imposer et l’on ne peut que s’en féliciter une nouvelle fois. Notre pays ne fait pas pâle figure dans le concert des nations, prouvant que depuis Talleyrand, "diplomatie" rime avec “courage","doigté", "mesure" et "respect des amitiés", tout un savoir-faire que ne peuvent renier nos deux têtes de l’exécutif.
La France, grâce au hussard de Villepin, réussit à conscientiser les tenants et les aboutissants de cette guerre alors que l’on attend une éventuelle visite de Condoleeza Rice à Beyrouth qui ne vient toujours pas. Notre pays a ouvert la voie et opéré un coup d’éclat lorsque que pour la première fois, un Premier ministre français a présidé le Conseil des ministres d’un pays ami, en l’occurrence le Liban.
Philippe Tesseron
http://www.espaceblog.fr/teletesseron/
APE UE-Afoa : Après la clôture des négociations entre l’UE et les pays voisins
Mi koné pa kossa zot i panss kan zot lé an parmi. Mi oi bien zot i rogard lé z ‘inn épi lé zot. Mi oi bien tazantan sa i di azot kékshoz. Tète-la (…)
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