L’urgence de se mobiliser pour éviter la ruine des Réunionnais dans la mondialisation
12 juin, parAPE UE-Afoa : Après la clôture des négociations entre l’UE et les pays voisins
Madagascar
27 août 2008, par

A quelques semaines de la rentrée scolaire 2008-2009, les feux de l’actualité se sont braqués sur la récente déclaration de la Conférence des Evêques de Madagascar, qui exprime ses critiques sur les « réformes » de l’enseignement à Madagascar, qui seront appliquées à la rentrée dans vingt circonscriptions scolaires, « à titre d’essai », semble-t-il.
Pour résumer, ces réformes visent à :
- allonger à sept ans le premier cycle de l’école primaire, autrefois fixé à cinq ans, pour l’obtention du Certificat d’Etudes Primaires (CEPE)
- instaurer le malgache comme langue d’enseignement dans le Primaire.
Les Evêques Catholiques expriment leur inquiétude sur les prétendus résultats positifs annoncés par le pouvoir pour justifier ces changements car, disent-ils, les obstacles sont nombreux, en particulier la pauvreté qui sévit, et le poids de l’habitude, qui expliquent les réticences des parents quant à l’allongement du cycle primaire. Pour ce qui concerne la langue d’enseignement, les Evêques soulignent qu’il faudrait d’abord promouvoir le malgache commun avant d’en imposer l’usage, et, en outre, la Constitution a inscrit le français comme une des langues officielles du pays, d’autant que dans l’administration, c’est le français qui est généralement utilisé.
En conclusion, les Evêques déclarent qu’ils continueront à appliquer le programme actuel ; On attend les réactions du pouvoir à cette déclaration des Evêques car, il y a quelques jours, un groupe de partis d’opposants se proposait de tenir une conférence publique au cours de laquelle aurait été abordée cette « réforme » de l’enseignement. La conférence fut interdite, et le Président Ravalomanana, s’adressant aux journalistes, prenait à partie l’opposition qui, dit-il, « aurait du attendre les résultats de la réforme avant de la critiquer ».
Quoi qu’il en soit, l’enseignement est inscrit en priorité dans les préoccupations dans tous les foyers et dans tous les milieux, car il est étroitement lié à l’insertion future des jeunes dans le monde du travail. A ce propos, il n’y a qu’à jeter un œil sur l’affluence des candidats qui viennent par centaines participer aux différents concours administratifs pour le recrutement de quelques dizaines de fonctionnaires (justice, police, douanes etc...). Il faut également scruter les chiffres “officiels” qui évoquent la situation alarmante des jeunes au regard du travail :
- Les jeunes, âgés de 15 à 25 ans, représentent plus de la moitié des chômeurs.
- Le sous-emploi est amplement développé dans le milieu rural qui reste le premier bassin d’emplois dans le pays, en 2006, seulement 350 jeunes sur 100.000 habitants fréquentaient les établissements de formation professionnelle et technique etc, etc...
Des voix de plus en plus nombreuses s’élèvent aujourd’hui pour exiger la tenue de rencontres au niveau national afin que soit étudié dans toutes ses dimensions l’état de l’enseignement à Madagascar. Des mesures drastiques s’imposent en effet pour que dès son entrée sur les bancs de l’école, la jeunesse malgache soit assurée, qu’un avenir meilleur l’attende à l’issue de ses études, car elle aura en main les atouts qui feront des jeunes des citoyens vivant dans la dignité par le travail
B.Y.
APE UE-Afoa : Après la clôture des négociations entre l’UE et les pays voisins
Mi koné pa kossa zot i panss kan zot lé an parmi. Mi oi bien zot i rogard lé z ‘inn épi lé zot. Mi oi bien tazantan sa i di azot kékshoz. Tète-la (…)
In kozman pou la rout
Malgré l’argent abondant transféré par la France : il manque plus de 50000 logements sociaux
Conseil communautaire du 10 juin 2026
Mobilisation de l’intersyndicale
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture