Le sens des responsabilités
10 juin, parNote de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
Pour mieux comprendre la crise actuelle
7 octobre 2008, par

La crise qui a débuté aux Etats-Unis par une crise immobilière s’est étendue rapidement au reste du monde. De grands établissements bancaires comme BNP-Paribas en France ou IKB en Allemagne ont perdu une bonne partie de leurs placements dans la crise des subprimes.
Plus de 200 banques américaines sont actuellement en difficulté financière selon les spécialistes. La crise bancaire a provoqué une crise de confiance sur les marchés financiers européens. Les banques se soupçonnent les une les autres d’être contaminées par la crise des subprimes et refusent par précaution de se prêter de l’argent. Cela a provoqué un manque de liquidé dans plusieurs banques et ces dernières ont été incapable d’honorer leurs engagements financiers.
Chute brutale des valeurs boursières
Toutes les banques du monde sont aujourd’hui liées par des accords financiers, la crise se propage donc très rapidement à tous les continents. Par manque de liquidité les banques de mettent à vendre leurs actifs financiers. Cela a provoqué une chute brutale des valeurs boursières. Ainsi le Nasdaq, le CAC 40 et autres indices bousiers dégringolent.
Le système bancaire est asphyxié. C’est à ce moment qu’interviennent les banques centrales afin d’essayer de mettre fin à la tempête financière. Généralement frileuses à intervenir lors des crises financières, les banques centrales des pays les plus riches injectes des milliards de dollars et d’euros dans le circuit monétaire.
Le plan de sauvetage
Les banques centrales américaines et européennes (FED et BCE) décident d’injecter des liquidités afin de permettre aux banques privées de se renflouer et de sortir ainsi de la crise.
Si le plan de sauvetage financier américain fonctionne, il contribuera à restaurer la confiance à l’intérieur des banques mais aussi entre les banques. De plus, la consolidation du système bancaire sera accélérée par le rachat de tout ou partie des établissements en difficulté par des concurrents en meilleure santé. Le mouvement a déjà été amorcé au Etats-Unis.
Le seul risque de l’émission monétaire par les banques centrales est l’inflation. En effet, cette monnaie injectée par la banque centrale n’existe pas : c’est elle qui la crée. Or cette création monétaire doit être continue pour être sans effet. Mais lorsque la banque centrale fait tourner la planche à billets afin de créer massivement de la monnaie, elle favorise l’augmentation des prix c’est-à-dire l’inflation.
Retournement des cours des matières premières
Mais tout n’est pas noir dans le tableau de l’économie mondiale. La crise financière a eu pour contrepartie un retournement des cours des matières premières dont le pétrole. L’inflation devrait donc renflouer assez vite, ce qui soulagera à terme le pouvoir d’achat notamment chez les pays importateurs de matières premières. De plus rappelons que l’économie mondiale est en situation de surproduction ce qui aura pour effet de réduire également l’inflation.
Risham Badroudine
Qu’est ce qu’une Banque Centrale ?
« On recense, depuis l’origine des temps, trois grandes inventions : le feu, la roue et la banque centrale ». Cette curieuse phrase de Will Rogers (sénateur américain) met en évidence le rôle fondamental de la banque centrale dans une économie. La banque centrale est une institution assez méconnue, mais souvent citée dans la vie quotidienne, notamment lorsque l’on parle d’inflation. Son nom est présent sur tous les billets que nous manipulons.
La Banque centrale est une institution chargée par un ou plusieurs pays de superviser :
La création de monnaie par le système bancaire
La politique monétaire
Le bon fonctionnement des banques au niveau de leur solvabilité et du respect des réglementations.
Le sujet de l’indépendance d’une banque centrale a fait l’objet d’une littérature riche et variée dans la recherche en sciences économiques. Ce concept tente d’apprécier d’indépendance qu’une banque centrale peut avoir vis-à-vis du monde politique. Chacun tente d’apprécier cette interdépendance à sa manière. Il apparaît cependant une différence fondamentale entre l’interdépendance légale et l’interdépendance réelle notamment en cette période de crise.
Risham Badroudine
La crise gagne les deux géants asiatiques
Les bourses chinoises et indiennes ont plongé. La bourse de Shanghai a clôturé lundi en baisse de 5.23%. La fragilité du secteur financier américain ne rassure pas les investisseurs, selon les courtiers. L’indice composite a perdu 120.05 points à 21.773 points dans un volume d’échanges de 47.3 milliards de yuans (6.9 milliards de dollars).
L’indice de la Bourse de Mumbai en Inde a plongé de 4.05%. L’indice Sensex des trente valeurs vedettes a dégringolé jusqu’à 12.526 points soit son plus bas niveau depuis avril 2007. L’indice de la plus vieille place boursière d’Asie a déjà chuté de 38% depuis le 1er janvier 2008. L’Inde connaît actuellement une forte inflation de plus de 12%.
Risham Badroudine
Note de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
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